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France Libertés – Fréquence Terre

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La Radio Nature - Infos environnement. Podcast écologie. Musiques du monde.

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Offensive militaire turque : “Des années d’efforts anéanties par cette invasion”

Depuis mercredi 9 octobre, la Turquie mène une offensive militaire au nord-est de la Syrie contre les forces kurdes, une opération baptisée "source de paix". Les frappes visent les Unités de protection du peuple (YPG), la milice kurde qui constitue la colonne vertébrale des Forces démocratiques syriennes (FDS), principal acteur de la victoire sur Daech dans la région. Un peu partout dans le monde, des voix s’élèvent pour condamner ce coup de force du président Erdogan. La communauté internationale monte au créneau et des ONG s’inquiètent du brasier ravivé par la Turquie. Avec Jérémie Chomette, directeur de France Libertés Par cette opération militaire, que vise le président turc Recep Tayyip. Erdogan ? Quel est son objectif ? «L’objectif est multiple. Officiellement, c’est d’imposer une zone appelée «de sécurité» de 20 kilomètres à l’intérieur du nord de la Syrie pour, soi-disant, protéger ses populations. Ce qu’il faut savoir, c’est que les 20 k...

6 MIN1 w ago
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Offensive militaire turque : “Des années d’efforts anéanties par cette invasion”

Rodrigo Mundaca, prix Danielle Miterrand 2019, prône un autre rapport à la nature

Il se bat pour le droit à l’eau au Chili et subit censure et intimidation pour son action. Rodrigo Mundaca, est le lauréat du prix Danielle Mitterrand 2019. Il est à la tête du Modatima, le Mouvement de défense pour l'accès à l'eau, la terre et la protection de l'environnement. * Avec Marion Veber, responsable du programme Droits des peuples à la Fondation France Libertés Rodrigo Mundaca vit dans la province de Petorca, au nord de Santiago. C’est au centre du pays. Avec ce prix, la Fondation a distingué son action avec le Modatima, il se bat contre l’accaparement de l’eau par les grand propriétaires fonciers. «Modatima s’est créé en 2010 sur cette question des conflits liés à l’eau et à l’accaparement de l’eau par les grands propriétaires fonciers, notamment pour la culture des avocats destinés à l’exportation en Europe et en Chine. Modatima cherche à dénoncer ces accaparements des eaux par ces grands groupes d’agro-business, soutenus par les politiques en totale connivence. Parfois même, ce sont des politiques qui détiennent ces droits à l’eau. Modatima cherche à rendre visible ces conflits liés à l’eau et à mettre en avant la question des usages de l’eau». Son combat, il le mène dans un pays, le Chili… l’un des États du monde qui va le plus loin dans la marchandisation et la privatisation de l’eau. «C’est très particulier au Chili. L’eau est décorrélée de la terre. On peut être propriétaire d’une terre, mais pas propriétaire des eaux qui sont sous la terre. Et ce n’est pas l’Etat qui détient les eaux. On a aujourd’hui des politiques et des personnes de l’agro-business qui achètent les eaux souterraines et qui vont pouvoir, soit les conserver, soit les revendre pour spéculer dessus. L’eau est perçue comme une marchandise. On est dans un statut très particulier avec le Chili. C’est l’Etat qui va le plus loin dans ce que la Fondation et Modatima dénoncent, à savoir cette marchandisation et privatisation de l’eau. Cela date de l’époque de la dictature de Pinochet, en 1981. Cela n’a jamais été remis en question. Cela fait 38 ans que les Chiliens subissent les effets néfastes de cette privatisation et marchandisation de l’eau». Consommer un avocat qui vient du Chili met à mal le droit à l'eau des Chiliens Quelle forme prend la lutte de Rodrigo Mundaca? «Cela passe essentiellement par sensibiliser les premiers concernés qui souffrent de l’assèchement des eaux par la culture de l’avocat liée à la privatisation de l’eau. Mais cela passe aussi par les étudiants, des marches pour l’eau, des rencontres avec les décideurs. Ce sont des formes assez multiples. La pierre angulaire, c’est de faire connaître ces enjeux et y compris les faire connaître en dehors du Chili. On peut rattacher ce qui se passe au Chili à la consommation en Europe de ces avocats. Un chiffre éloquent: 90% des terres agricoles au Chili sont entièrement dédiées aux avocats. C’est la culture sur laquelle le Chili a misé. C’est une culture qui est très gourmande en eau qui vient assécher les rivières, sachant qu’on est déjà dans une région aride. C’est très important pour les consommateurs européens d’avocats de savoir que, quand on consomme un avocat qui vient du Chili, on participe quelque part à la mise à mal du droit à l’eau des Chiliens». Menacé de mort pour son action Les action de Rodrigo Mundaca ne sont pas sans risque. Cela lui vaut d’être régulièrement pourchassé, voir persécuté. Il subit même censure et intimidation. «En 2012, il a eu le malheur de dénoncer cet accaparement de l’eau. Un des responsables qu’il dénonçait était l’an...

7 MIN3 w ago
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Rodrigo Mundaca, prix Danielle Miterrand 2019, prône un autre rapport à la nature

« Repenser notre rapport au vivant » et aller vers « une métamorphose du monde »

L’Amazonie, ou le déracinement du monde. C’était le thème du festival Climax qui s’est déroulé début septembre à Bordeaux. Si les festivaliers ont pu échanger sur la situation dramatique que connaît l’Amazonie actuellement, ce fut aussi l’occasion de réfléchir, d’échanger, de débattre sur la nécessaire métamorphose de nos sociétés. Et le message des peuples autochtones a été très écouté. * Avec Marion Veber, responsable du programme droits des peuples à la Fondation France Libertés Le fondateur du festival a souligné la responsabilité de l’Europe dans le drame amazonien. En quoi cette responsabilité est prégnante? « Il y a plusieurs aspects. Il y a les importations de l’Europe de produits issus de l’Amazonie via une déforestation de ce territoire, on peut penser au soja. Un conférencier, Nicolas Bourcier, qui a donné ce chiffre : 60% du soja importé en France vient du Brésil. C’est énorme. On peut aussi pointer la responsabilité des banques qui financent des projets destructeurs de l’Amazonie. Il y a des banques françaises ou européennes. Cela peut être à la fois via la consommation que les Européens ont de certains produits, mais aussi tout le système économique banquier ou financier où l’Europe est très puissante et investit dans ces projets-là ». Changer de système, de mode de pensée La Fondation était présente à Bordeaux, pour écouter et rencontrer. Quel message vous avez pu porter, ou quel est celui avec lequel vous revenez ? « C’était l’idée de dire qu’aujourd’hui, face aux enjeux, aux défis cruciaux auxquels on fait face, il va falloir se mettre dans une métamorphose du monde. Non pas une transition, mais une véritable métamorphose. Donc véritablement changer de système, changer de mode de pensée, changer de postulat. Cela demande un très gros travail qui commence notamment sur le plan des idées. Il faut porter d’autres idées que celles liées au système en vigueur basé sur l’exploitation de la nature et de l’homme. Autre point intéressant, c’était la question de la décolonisation : décolonisation des savoirs, de l’école, le devoir de mémoire. Il y a un gros enjeux pour les peuples autochtones, mais aussi pour les afro-descendants qui étaient fortement présents à Climax. Et cela fait écho au travail de la Fondation de chercher à promouvoir une autre pensée, et notamment une pensée décoloniale. L’idée est d’avoir des coopérations entre autochtones et non autochtones qui soient apaisées, dans la co-construction, dans la collaboration. Et on a aussi porté un sujet lors d’une conférence sur la biopiraterie. Le fait de voler les savoirs des peuples autochtones est une chose qui est trop peu connue. C’est une nouvelle forme de colonisation, tant de la nature que des peuples autochtones. Cela participe au déracinement ». France Libertés Convergence des luttes et première campagne sur la pollution au mercure Le festival a eu une résonance particulière dans les médias, vu l’actualité. Quelle portée les échanges peuvent-ils avoir? Quelles suitesà ces rencontres ? « Le plus important c’est que c’est un festival très fréquenté. Il y avait plusieurs milliers de personnes, notamment pour la conférence avec Pablo Servigne, Nicolas Hulot et Edgar Morin. Edgar Morin, souffrant, n’était pas là. Mais ne serait-ce qu’à cette conférence, il y avait une file d’attente énorme. On voit que les gens sont mobilisés, intéressés. C’est un événement qui permet de sensibiliser un large public. Il y avait aussi beaucoup d’enfants, d’adolescents, de publics scolaires. C’est aussi fondamental parce que c’est ce genre d’évènements, avec des rencontres très fortes, des discours puissants des autochtones, qui peuvent marquer une personne et la faire basculer ...

5 MINSEP 24
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« Repenser notre rapport au vivant » et aller vers « une métamorphose du monde »

Le drame de l’Amazonie et du déracinement des peuples autochtones

L’Amazonie brûle… et c’est le monde qui brûle. C’est le message délivré au Festival Climax qui s’est déroulé à Bordeaux début septembre. La plus grande forêt tropicale du monde est grignotée depuis des semaines par des incendies. Alors face aux grands discours des chef d’Etat du monde entier et à l’inertie international, le Festival s’est donnés cette année comme mission de tisser des liens entre les cultures, avec un thème : "L’Amazonie, ou le déracinement du monde". * Avec Marion Veber, responsable du programme droits des peuples à la Fondation France Libertés Ce Festival s’est tenu dans un contexte particulier. Les dernières données scientifiques sont accablantes. La déforestation a quasiment doublé entre janvier et août par rapport à la même période de l’an dernier.A quoi est due cette déforestation? «Cette déforestation a des causes assez nombreuses, et notamment la question de l’extractivisme. C’est l’exploitation des ressources naturelles un petit peu partout sur la planète. C’est notamment celles qui se trouvent dans ces forêts primaires, que ce soit les ressources de pétrole, de mines ou tout simplement le bois. Et puis il y a la déforestation pour installer du bétail ou des cultures de soja qui viennent alimenter les animaux de l’élevage intensif. Il y des causes nombreuses. Ce que l’on note, c’est une accélération depuis l’arrivée du président Bolsonaro au Brésil. C’est assez inquiétant. Lui-même, en tant que président, a largement incité à cette déforestation en cherchant à faire de cette forêt, qu’il considère comme improductive et qui ne contribue pas suffisamment à l’économie, un territoire a exploiter». France Libertés Un sentiment d'insécurité Depuis l’élection de Bolsonaro, les choses se sont vraiment aggravées? «Oui. En termes de déforestation, cela s’aggrave. On peut aussi noter les attaques que subissent les peuples autochtones, notamment deux assassinats récemment. Là aussi, ses propos sur les peuples autochtones n’incitent pas à un climat de paix. Bien au contraire. Sur la question de la violence, on est sur une augmentation du sentiment d’insécurité chez les autochtones face à des discours présidentiels qui invitent à ce que les autochtones soient intégrer le plus possible à la population brésilienne, qu’ils n’aient plus de territoire. On est sur des propos assez forts qui incitent à la violence de ces peuples. Donc monsieur Bolsonaro indirectement, et directement avec certaines de ses politiques, commencent à faire s’aggraver la situation en Amazonie brésilienne». Le thème de ce festival Climax a été décidé avant que Bolsonaro ne soit élu. Les choses ont donc changé depuis. Le festival a donc pris une autre dimension ? «C’est sûr que le choix du sujet est on ne peut plus dans l’actualité. Le sujet complet du festival c’était, l’Amazonie ou le déracinement du monde. C’était l’idée d’avoir une analyse des causes du déracinement. C’est la déforestation. Et , moins littéral, le déracinement, c’est ces peuples autochtones toujours plus déracinés, perdus entre tradition et modernité. C’est aussi la question des Noir-Marrons, ou des Bushinengués, ces anciens esclaves qui ont fui ce système et se sont retrouvés à créer une nouvelle façon de faire société. C’est aussi la question du rapport à l’autre qui était posée dans ce festival. C’était à la fois le rapport à la nature, mais aussi le rapport à l’autre et comment réharmoniser tout cela». L'appel de Raoni De nombreuses personnalités étaient présentes à cette édition dédiée aux peuples autochtones. Beaucoup de leurs représentants étaient à Bordeaux, à commencer par le chef Raoni. Quel message a-t-il voulu faire passer? France Libertés «Malheureusement c’est un peu le même message qu’il nous délivre depuis des années.

6 MINSEP 17
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Le drame de l’Amazonie et du déracinement des peuples autochtones

Après le G7, France Libertés “attend des actes” d’Emmanuel Macron

Le G7 a-t-il vraiment permis des avancées sur la protection de la planète ? A entendre Emmanuel Macron en clôture du sommet, les sept ont pris conscience de l’urgence. Et le chef de l’État a même dit avoir "changé". * Avec Jérémie Chomette, le directeur de la Fondation France Libertés Le G7, "des pompiers pyromanes" La Fondation était présente à Biarritz, au contre-sommet. Avant d’en parler, quel regard portez-vous sur ce G7 ? Est-ce que son bilan, notamment sur la question climatique, est positif ? «Cela dépend de là où l’on regarde. Pour nous, le bilan n’est pas du tout positif. Le symbole, c’est cette aide qui est apportée au Brésil et à l’Amazonie. En fait, on a des pyromanes. Les Etats, par leurs actions, entrainent ces feux et cherchent à agir sur les conséquences plutôt que sur les causes. On va donner de l’argent pour envoyer les canadairs, plutôt que de se poser la question à long terme: pourquoi ces feux existent et pourquoi la planète est ...

6 MINSEP 3
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Après le G7, France Libertés “attend des actes” d’Emmanuel Macron

Les peuples autochtones au cœur du prix Danielle Mitterrand

Ils sont quatre. Quatre à avoir été désignés candidats au prix Danielle Mitterrand 2019. Quatre personnalités parmi les nombreuses candidatures reçues à la Fondation France Libertés. Depuis 2013, ce prix vient saluer l’action d’un acteur de la société civile ayant contribué à porter les idées défendues par l’ancienne présidente de la Fondation, celles d’un monde plus juste et plus solidaire. Avec Léna Bauer, responsable de la communication de France Libertés. Quatre candidats sont mis à l’honneur. Trois femmes et un homme. On commence les présentations avec Autumn Peltier. C’est une jeune militante autochtone du Canada, plus précisément de l’Ontario. Elle a 13 ans et elle se mobilise pour le droit à l’eau. Autumn Peltier CSIA-Nitassinan «L’année dernière, elle a prononcé un discours à l’Assemblée générale des Nations Unies à New York dans lequel elle a demandé à l’Onu d’accorder à l’eau les mêmes droits et la même protection qu’aux ...

6 MINJUL 16
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Les peuples autochtones au cœur du prix Danielle Mitterrand

Nos sociétés sont-elles menacées d’effondrement ?

Les crises écologique, sociale, économique et politique que nous connaissons actuellement sont-elles annonciatrices d’un profond bouleversement de nos civilisations? Ce sont les questions soulevées par de plus en plus de citoyens pour qui changement climatique, épuisement des ressources naturelles, chute de la biodiversité et pollution, condamnent à court terme notre ère industrielle. Cette réflexion, Corinne Morel Darleux l’a menée dans un livre, « Plutôt couler en beauté que flotter sans grâce ». La conseillère régionale Auvergne-Rhône-Alpes cherche des moyens pour endiguer le naufrage généralisé. * Avec Jérémie Chomette, directeur de France Libertés. Corinne Morel Darleux était l’invité d’un débat le 18 juin dernier, organisé par la Fondation France Libertés. Dans son livre, elle fait le constat, comme beaucoup de théoriciens, que nous sommes arrivés au bout d’un cycle. C’est également votre analyse? «C’est un constat assez proche de ce qu’...

-1 sJUL 2
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Le projet Montagne d’Or est-il enterré ?

Le projet Montagne d’Or est-il enterré ? Le 23 mai dernier, à l’issue du premier Conseil de défense écologique, le gouvernement a rejeté le projet d’extraction d’or en Guyane. Nous étions à trois jours des européennes. Quelques jours plus tard Emmanuelle Wargon, la secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, ajoutait que “cela ne se fera pas”. Mais les opposants au projet restent sceptiques. * Avec Marion Veber, responsable des programmes à la Fondation France Libertés. Le Conseil de défense écologique (CDE) a jugé que "le projet actuel Montagne d'Or était incompatible avec les exigences de protection de l'environnement". Est-ce que c’est un projet enterré? «Ce qu’il faut constater, c’est que la plupart des collectifs et des personnes impliquées n’ont pas crié victoire de suite. On voit qu’il y avait une certaine méfiance. Aujourd’hui, on ne peut pas dire que le projet est enterré. Il a été expliqué qu’en l’...

-1 sJUN 18
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Le projet Montagne d’Or est-il enterré ?

Nouvelle-Calédonie : “Il y a urgence pour les générations futures” (Subama Mapou)

Faire respecter les droits des peuples kanaks et protéger leurs savoirs traditionnels! C’est le plaidoyer lancé à la tribune de l’ONU fin avril par Subama Mapou, une Kanak de Nouvelle-Calédonie, très active sur cette question de la protection des savoirs traditionnels et de la lutte contre la biopiraterie. Porte-parole et secrétaire générale d’Ikapala, Institut Kanak des Plantes, de l’Artisanat et des Langues Autochtones, présent sur les huit aires coutumières, cette chercheuse s’attache à défendre les intérêts des populations et de la biodiversité locale. * Avec Subama Mapou Vous avez donc fait des savoirs traditionnels votre combat principal. Vous voulez valoriser ces connaissances en associant totalement les populations. Qu’en est-il des terres, des ressources naturelles, de la culture ? Est-ce qu'elles sont protégées, valorisées ? «En fait c’est un ensemble, expression culturelle, pratiques culturelles. Par exemple, on a un geste coutumier que l’on fai...

-1 sMAY 28
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Nouvelle-Calédonie : “Il y a urgence pour les générations futures” (Subama Mapou)

Protéger les savoirs traditionnels des Kanaks

Du 22 avril au 3 mai 2019 s’est tenu à New York l’Instance permanente des Nations Unies sur les questions des peuples autochtones. Ce fut l’occasion de rappeler l’urgence de la reconnaissance, par la France, de ces communautés comme peuples autochtones et de respecter leurs droits. France Libertés a accompagné plusieurs représentants autochtones français. Parmi eux, Subama Mapou, une Kanak de Nouvelle-Calédonie, très active sur la question de la protection des savoirs traditionnels et de la lutte contre la biopiraterie. * Avec Subama Mapou Vous préparez actuellement une thèse à Marseille…. autour de l’usage des plantes traditionnelles en cosmétique. Vous vous êtes intéressée très tôt aux vertus des plantes médicinales. De quelle manière ? «Cela vient de ma famille. On a grandi quotidiennement avec les pratiques médicinales à base de plantes que les grands-mères et les grands-pères préparaient au quotidien. Mon arrière-grand-père était tradipraticien...

-1 sMAY 21
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Protéger les savoirs traditionnels des Kanaks
the END

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6 MIN1 w ago
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Rodrigo Mundaca, prix Danielle Miterrand 2019, prône un autre rapport à la nature

Il se bat pour le droit à l’eau au Chili et subit censure et intimidation pour son action. Rodrigo Mundaca, est le lauréat du prix Danielle Mitterrand 2019. Il est à la tête du Modatima, le Mouvement de défense pour l'accès à l'eau, la terre et la protection de l'environnement. * Avec Marion Veber, responsable du programme Droits des peuples à la Fondation France Libertés Rodrigo Mundaca vit dans la province de Petorca, au nord de Santiago. C’est au centre du pays. Avec ce prix, la Fondation a distingué son action avec le Modatima, il se bat contre l’accaparement de l’eau par les grand propriétaires fonciers. «Modatima s’est créé en 2010 sur cette question des conflits liés à l’eau et à l’accaparement de l’eau par les grands propriétaires fonciers, notamment pour la culture des avocats destinés à l’exportation en Europe et en Chine. Modatima cherche à dénoncer ces accaparements des eaux par ces grands groupes d’agro-business, soutenus par les politiques en totale connivence. Parfois même, ce sont des politiques qui détiennent ces droits à l’eau. Modatima cherche à rendre visible ces conflits liés à l’eau et à mettre en avant la question des usages de l’eau». Son combat, il le mène dans un pays, le Chili… l’un des États du monde qui va le plus loin dans la marchandisation et la privatisation de l’eau. «C’est très particulier au Chili. L’eau est décorrélée de la terre. On peut être propriétaire d’une terre, mais pas propriétaire des eaux qui sont sous la terre. Et ce n’est pas l’Etat qui détient les eaux. On a aujourd’hui des politiques et des personnes de l’agro-business qui achètent les eaux souterraines et qui vont pouvoir, soit les conserver, soit les revendre pour spéculer dessus. L’eau est perçue comme une marchandise. On est dans un statut très particulier avec le Chili. C’est l’Etat qui va le plus loin dans ce que la Fondation et Modatima dénoncent, à savoir cette marchandisation et privatisation de l’eau. Cela date de l’époque de la dictature de Pinochet, en 1981. Cela n’a jamais été remis en question. Cela fait 38 ans que les Chiliens subissent les effets néfastes de cette privatisation et marchandisation de l’eau». Consommer un avocat qui vient du Chili met à mal le droit à l'eau des Chiliens Quelle forme prend la lutte de Rodrigo Mundaca? «Cela passe essentiellement par sensibiliser les premiers concernés qui souffrent de l’assèchement des eaux par la culture de l’avocat liée à la privatisation de l’eau. Mais cela passe aussi par les étudiants, des marches pour l’eau, des rencontres avec les décideurs. Ce sont des formes assez multiples. La pierre angulaire, c’est de faire connaître ces enjeux et y compris les faire connaître en dehors du Chili. On peut rattacher ce qui se passe au Chili à la consommation en Europe de ces avocats. Un chiffre éloquent: 90% des terres agricoles au Chili sont entièrement dédiées aux avocats. C’est la culture sur laquelle le Chili a misé. C’est une culture qui est très gourmande en eau qui vient assécher les rivières, sachant qu’on est déjà dans une région aride. C’est très important pour les consommateurs européens d’avocats de savoir que, quand on consomme un avocat qui vient du Chili, on participe quelque part à la mise à mal du droit à l’eau des Chiliens». Menacé de mort pour son action Les action de Rodrigo Mundaca ne sont pas sans risque. Cela lui vaut d’être régulièrement pourchassé, voir persécuté. Il subit même censure et intimidation. «En 2012, il a eu le malheur de dénoncer cet accaparement de l’eau. Un des responsables qu’il dénonçait était l’an...

7 MIN3 w ago
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5 MINSEP 24
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6 MINSEP 17
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Après le G7, France Libertés “attend des actes” d’Emmanuel Macron

Le G7 a-t-il vraiment permis des avancées sur la protection de la planète ? A entendre Emmanuel Macron en clôture du sommet, les sept ont pris conscience de l’urgence. Et le chef de l’État a même dit avoir "changé". * Avec Jérémie Chomette, le directeur de la Fondation France Libertés Le G7, "des pompiers pyromanes" La Fondation était présente à Biarritz, au contre-sommet. Avant d’en parler, quel regard portez-vous sur ce G7 ? Est-ce que son bilan, notamment sur la question climatique, est positif ? «Cela dépend de là où l’on regarde. Pour nous, le bilan n’est pas du tout positif. Le symbole, c’est cette aide qui est apportée au Brésil et à l’Amazonie. En fait, on a des pyromanes. Les Etats, par leurs actions, entrainent ces feux et cherchent à agir sur les conséquences plutôt que sur les causes. On va donner de l’argent pour envoyer les canadairs, plutôt que de se poser la question à long terme: pourquoi ces feux existent et pourquoi la planète est ...

6 MINSEP 3
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Après le G7, France Libertés “attend des actes” d’Emmanuel Macron

Les peuples autochtones au cœur du prix Danielle Mitterrand

Ils sont quatre. Quatre à avoir été désignés candidats au prix Danielle Mitterrand 2019. Quatre personnalités parmi les nombreuses candidatures reçues à la Fondation France Libertés. Depuis 2013, ce prix vient saluer l’action d’un acteur de la société civile ayant contribué à porter les idées défendues par l’ancienne présidente de la Fondation, celles d’un monde plus juste et plus solidaire. Avec Léna Bauer, responsable de la communication de France Libertés. Quatre candidats sont mis à l’honneur. Trois femmes et un homme. On commence les présentations avec Autumn Peltier. C’est une jeune militante autochtone du Canada, plus précisément de l’Ontario. Elle a 13 ans et elle se mobilise pour le droit à l’eau. Autumn Peltier CSIA-Nitassinan «L’année dernière, elle a prononcé un discours à l’Assemblée générale des Nations Unies à New York dans lequel elle a demandé à l’Onu d’accorder à l’eau les mêmes droits et la même protection qu’aux ...

6 MINJUL 16
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Les peuples autochtones au cœur du prix Danielle Mitterrand

Nos sociétés sont-elles menacées d’effondrement ?

Les crises écologique, sociale, économique et politique que nous connaissons actuellement sont-elles annonciatrices d’un profond bouleversement de nos civilisations? Ce sont les questions soulevées par de plus en plus de citoyens pour qui changement climatique, épuisement des ressources naturelles, chute de la biodiversité et pollution, condamnent à court terme notre ère industrielle. Cette réflexion, Corinne Morel Darleux l’a menée dans un livre, « Plutôt couler en beauté que flotter sans grâce ». La conseillère régionale Auvergne-Rhône-Alpes cherche des moyens pour endiguer le naufrage généralisé. * Avec Jérémie Chomette, directeur de France Libertés. Corinne Morel Darleux était l’invité d’un débat le 18 juin dernier, organisé par la Fondation France Libertés. Dans son livre, elle fait le constat, comme beaucoup de théoriciens, que nous sommes arrivés au bout d’un cycle. C’est également votre analyse? «C’est un constat assez proche de ce qu’...

-1 sJUL 2
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Nos sociétés sont-elles menacées d’effondrement ?

Le projet Montagne d’Or est-il enterré ?

Le projet Montagne d’Or est-il enterré ? Le 23 mai dernier, à l’issue du premier Conseil de défense écologique, le gouvernement a rejeté le projet d’extraction d’or en Guyane. Nous étions à trois jours des européennes. Quelques jours plus tard Emmanuelle Wargon, la secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, ajoutait que “cela ne se fera pas”. Mais les opposants au projet restent sceptiques. * Avec Marion Veber, responsable des programmes à la Fondation France Libertés. Le Conseil de défense écologique (CDE) a jugé que "le projet actuel Montagne d'Or était incompatible avec les exigences de protection de l'environnement". Est-ce que c’est un projet enterré? «Ce qu’il faut constater, c’est que la plupart des collectifs et des personnes impliquées n’ont pas crié victoire de suite. On voit qu’il y avait une certaine méfiance. Aujourd’hui, on ne peut pas dire que le projet est enterré. Il a été expliqué qu’en l’...

-1 sJUN 18
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Nouvelle-Calédonie : “Il y a urgence pour les générations futures” (Subama Mapou)

Faire respecter les droits des peuples kanaks et protéger leurs savoirs traditionnels! C’est le plaidoyer lancé à la tribune de l’ONU fin avril par Subama Mapou, une Kanak de Nouvelle-Calédonie, très active sur cette question de la protection des savoirs traditionnels et de la lutte contre la biopiraterie. Porte-parole et secrétaire générale d’Ikapala, Institut Kanak des Plantes, de l’Artisanat et des Langues Autochtones, présent sur les huit aires coutumières, cette chercheuse s’attache à défendre les intérêts des populations et de la biodiversité locale. * Avec Subama Mapou Vous avez donc fait des savoirs traditionnels votre combat principal. Vous voulez valoriser ces connaissances en associant totalement les populations. Qu’en est-il des terres, des ressources naturelles, de la culture ? Est-ce qu'elles sont protégées, valorisées ? «En fait c’est un ensemble, expression culturelle, pratiques culturelles. Par exemple, on a un geste coutumier que l’on fai...

-1 sMAY 28
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Nouvelle-Calédonie : “Il y a urgence pour les générations futures” (Subama Mapou)

Protéger les savoirs traditionnels des Kanaks

Du 22 avril au 3 mai 2019 s’est tenu à New York l’Instance permanente des Nations Unies sur les questions des peuples autochtones. Ce fut l’occasion de rappeler l’urgence de la reconnaissance, par la France, de ces communautés comme peuples autochtones et de respecter leurs droits. France Libertés a accompagné plusieurs représentants autochtones français. Parmi eux, Subama Mapou, une Kanak de Nouvelle-Calédonie, très active sur la question de la protection des savoirs traditionnels et de la lutte contre la biopiraterie. * Avec Subama Mapou Vous préparez actuellement une thèse à Marseille…. autour de l’usage des plantes traditionnelles en cosmétique. Vous vous êtes intéressée très tôt aux vertus des plantes médicinales. De quelle manière ? «Cela vient de ma famille. On a grandi quotidiennement avec les pratiques médicinales à base de plantes que les grands-mères et les grands-pères préparaient au quotidien. Mon arrière-grand-père était tradipraticien...

-1 sMAY 21
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Protéger les savoirs traditionnels des Kanaks
the END