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ARTISTES MANIFESTES

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La plateforme ARTISTES MANIFESTES vient parfaire notre regard sur l’art contemporain et questionner son système économique afin de nous ouvrir à une histoire multidimensionnelle, c’est-à-dire féministe, inclusive et décoloniale. L’ambition est de prendre conscience de la diversité des artistes, des pratiques et des identités pour enfin leur faire une place notable.

Latest Episodes

#6 - Julie Crenn : Pratiques textiles, l'exposition comme espace politique et statut d'auteur

Julie Crenn est commissaire d’exposition, critique d’art, historienne de l’art et commissaire associée du centre d’art Le Transpalette à Bourges. Son travail m’a beaucoup inspirée et je souhaitais beaucoup la recevoir dans ce podcast. Souvent, le choix des artistes qu’elle présente et ses expositions mises en place répondent à un fossé de connaissances historiques et artistiques. Son constant travail de réflexion sans jamais se complaire dans les lieux communs de l’histoire de l’art me pousse à m’interroger aussi sur ce que je vois. C’est par ailleurs, à travers, la série d’interviews d’artistes Herstory qu’a émergé la volonté d’affirmer davantage ma pensée décentralisée et décoloniale, féministe et inclusive de l’art. Julie Crenn est très vite ressortie du lot de la même manière qu’Elvan Zabunyan, une professeur d’histoire de l’art contemporain qui traite des études post-coloniales de l’art, une professeure que nous avons eu en commun. Pour elle, comme pour moi, Elvan Zabunyan a joué un rôle déterminant dans la déconstruction du discours critique. Bonne écoute ! Toutes les références et visuels ici : https://artistesmanifestes.fr/2020/11/01/episode6-julie-crenn/ Le site de Julie Crenn où vous pouvez retrouver tous ses articles : https://crennjulie.com/

82 min3 w ago
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#6 - Julie Crenn : Pratiques textiles, l'exposition comme espace politique et statut d'auteur

#5 - Clélia Berthier : Rencontre de matières par le feu et sortie des Beaux-Arts

Clélia Berthier est une artiste française sortie de l’école des Beaux-arts de Nantes en 2019. Son DNSEP a été précédé par une licence en graphisme, puis une licence et un master en Arts plastiques à l’université Rennes 2. L’artiste travaille avec du métal, du cuivre, de la mousse polyuréthane, du film étirable, du PVC, du pain, de la pâte de riz ou encore des boyaux de porcs. Souvent elle fait le choix de créer une rencontre entre deux ou trois matières qui a priori s’opposent. Cette « rencontre » est souvent rendue possible en créant une réaction chimique ou en jouant avec la capacité polymorphique de ses matières. Bonne écoute ! Le site de Clélia Berthier : http://cleliaberthier.com/ Son instagram : https://www.instagram.com/clelia_berthier/?hl=en

46 minOCT 1
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#5 - Clélia Berthier : Rencontre de matières par le feu et sortie des Beaux-Arts

#4 -Sasha Kills (2/2): Capacité de transformation et alternatives aux shows pendant le confinement

Dans cette interview, je reçois Sasha Kills. Marc Socié aka Sasha Kills est diplômé.e de l'Ecole Nationale des Arts Décoratifs en 2013 et de la School of Art Institute de Chicago en 2011. Iel a eu l’opportunité de partir en résidence à Los Angeles et à la Cité internationale des arts de Paris. Iel organise également les show à la Guillotine à Paris et a récemment ouvert un compte instagram nommé "La Queerantine" où se déroule des live virtuels drag queer dans un monde matériel post-apocalyptique, un moyen de déjouer le confinement. Son travail artistique est un mix chimérique de médiums : dessin, livres d’artistes, drag, performance. Je suis très contente de recevoir cet artiste pour ce nouvel épisode car je suis une adepte des épaisseurs infinies d’un artiste à dépouiller et décortiquer. Iel en donne un bon tour de force au sein de son dessin tortueux et sombre ou de ses performances d’aliens écorchés. Dans cette deuxième partie, on en arrive à la description de performances politiques marquantes et profondément sensibles en traitant de sujets tel que la déportation des homosexuels lors de la seconde guerre mondiale ou encore de la notion d’alien qui regorge bien plus de significations que ce qu’on peut s’imaginer.. Peut-être avez-vous eu l’occasion d’écouter l’épisode 3 avec Saint Eugène qui nous parlait de la narration par le striptease, vous vous souvenez de cette idée de couches, de peaux retirées les unes après les autres pour raconter une histoire. Si vous ne l’avez pas écouté, faites le juste après ! Sasha Kills arrache de son côté ses différents habits dont la volonté est de brouiller les pistes sur l’identité du personnage présent sur scène : alien, robot, humain, objet ? Iel joue du trouble comme quelque chose d’extrêmement positif dans le sens d’une liberté formelle, d’une plasticité, d’une muabilité des genres que ce soit les genres artistiques ou identitaires. Et si vous prenez le temps de regarder toutes ses vidéos sur son compte youtube, vous passerez d’une esthétique à une autre nous rappelant la complexité d’un.e artiste. A ce propos, nous nous attardons un instant sur ses influences cinématographiques et artistiques mais aussi de ses projets de show produits en live et comment iel se démène pour vivre de son travail en étant tout juste arriver à Berlin. Pour rappel, cet épisode a été tourné début avril. Vous pouvez notamment retrouver son travail sur ses deux comptes instagram : sashakillsyou et marcsocie, son facebook Sasha Kills et son compte Youtube Sasha Kills. x Extrait 1 de la performance "Immaterial" de Sasha Kills, 2019 x Extrait 2 de la performance "Alien Registration" de Sasha Kills, 2019 x Extrait 3 de la performance "Diva dance" de Sasha Kills, 2018 x Extrait 4 de la musique Handmade Heaven de Marina and the Diamonds, 2019 x Extrait 5 de la performance Running Up That Hill de Sasha Kills, 2018 Musique credits : Funky Moon by Stefan Kartenberg (c) copyrights 2019 Licensed under a Creative Commons Attribution (3.0) license. dig.ccmixter.org/files/JeffSpeed68/60155 Ft: Apoxode

56 minJUL 24
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#4 -Sasha Kills (2/2): Capacité de transformation et alternatives aux shows pendant le confinement

#4 -Sasha Kills (1/2): Identité queer, de l'illustration de chimère au drag écorché

Dans cette interview, je reçois Sasha Kills. Marc Socié aka Sasha Kills est diplômé.e de l'Ecole Nationale des Arts Décoratifs en 2013 et de la School of Art Institute de Chicago en 2011. Iel a eu l’opportunité de partir en résidence à Los Angeles et à la Cité internationale des arts de Paris. Iel organise également les show à la Guillotine à Paris et a récemment ouvert un compte instagram nommé "La Queerantine" où se déroule des live virtuels drag queer dans un monde matériel post-apocalyptique, un moyen de déjouer le confinement. Son travail artistique est un mix chimérique de médiums : dessin, livres d’artistes, drag, performance. Je suis très contente de recevoir cet artiste pour ce nouvel épisode car je suis une adepte des épaisseurs infinies d’un artiste à dépouiller et décortiquer. Iel en donne un bon tour de force au sein de son dessin tortueux et sombre ou de ses performances d’aliens écorchés. Dans cette première partie, nous parlons de son parcours artistique, de son rapport à l'art contemporain et ce qui l'a poussé.e au drag. Nous nous arrêtons aussi sur ses illustrations sombres cherchant le sublime dans les formes monstrueuses. Vous découvrirez ses inspirations à la réalisation de ses créatures ou chimères entre être vivant, anatomie et projections mentales tirées de son imagination. Une inquiètante étrangeté naît d'un désir de transformation de l'artiste. Vous verrez aussi comment ce travail d'art visuel est très proche du drag qu'iel met en oeuvre sur scène. Le trait torturé s'apparente à l'écorchement de ses enveloppes opéré au fil de ses performances et aboutissant souvent à la figure de l'écorché. Tout ceci tient de son identité queer et de son vécu d'enfant adopté que je vous laisse maintenant découvrir dans vos oreillettes. Vous pouvez notamment retrouver son travail sur ses deux comptes instagram : sashakillsyou et marcsocie, son facebook Sasha Kills et son compte Youtube Sasha Kills. x Extrait 1 de la musique L'UNE DES NÔTRES de Sasha Kills, 2019 x Extrait 2 de la performance "Bionic" de Sasha Kills, 2018 x Extrait 3 de la musique LA NOYADE de Sasha Kills, 2019 x Extrait 4 de la musique CHARGE VIRALE de Sasha Kills + Myen, 2019 Musique credits : Funky Moon by Stefan Kartenberg (c) copyrights 2019 Licensed under a Creative Commons Attribution (3.0) license. dig.ccmixter.org/files/JeffSpeed68/60155 Ft: Apoxode

41 minJUL 18
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#4 -Sasha Kills (1/2): Identité queer, de l'illustration de chimère au drag écorché

#3 - Saint Eugène (3/3) : Visbilité et légitimité de la scène drag

Dans cet épisode, j’accueille Jeanne L’Homer ou Saint Eugène de son nom de scène. J’ai découvert son travail artistique grâce à Marion Cazaux qui effectue une thèse sur l’art queer et en fouillant un peu j’ai pu découvrir quelques artistes qu’elle avait exposé dont Saint Eugène. Je suis tombée bouche bée devant la complexité et la poésie de ses personnages dans ses performances narratives et ses dessins qualifiés d « hyper-catharsis ». Après un séjour de 3 ans à Miami et une prépa cinéma animation, iel a étudié à la HEAR (Haute école des arts du Rhin de Strasbourg)). C’est donc quelque part entre Miami et Strasbourg, que Saint Eugène est né.e et s’est imprégné.e de diverses influences queer qui lui ont permises d’évoluer et d’affirmer son identité. Sa pratique artistique se compose de 2 champs : la performance narrative et le dessin qu’iel qualifie d’ « hyper-catharsis ». Iel va forger un lien fort au drag grâce à la House of Diamonds ...

43 minJUL 8
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#3 - Saint Eugène (3/3) : Visbilité et légitimité de la scène drag

#3 - Saint Eugène (2/3) : Performance drag ou "narration par le striptease"

Dans cet épisode, j’accueille Jeanne L’Homer ou Saint Eugène de son nom de scène. J’ai découvert son travail artistique grâce à Marion Cazaux qui effectue une thèse sur l’art queer et en fouillant un peu j’ai pu découvrir quelques artistes qu’elle avait exposé dont Saint Eugène. Je suis tombée bouche bée devant la complexité et la poésie de ses personnages dans ses performances narratives et ses dessins qualifiés d « hyper-catharsis ». Après un séjour de 3 ans à Miami et une prépa cinéma animation, iel a étudié à la HEAR (Haute école des arts du Rhin de Strasbourg)). C’est donc quelque part entre Miami et Strasbourg, que Saint Eugène est né.e et s’est imprégné.e de diverses influences queer qui lui ont permises d’évoluer et d’affirmer son identité. Sa pratique artistique se compose de 2 champs : la performance narrative et le dessin qu’iel qualifie d’ « hyper-catharsis ». Iel va forger un lien fort au drag grâce à la House of Diamonds ...

44 minJUN 29
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#3 - Saint Eugène (2/3) : Performance drag ou "narration par le striptease"

#3 - Saint Eugène (1/3) : artiste drag king et histoire des performances queers

Dans cet épisode, j’accueille Jeanne L’Homer ou Saint Eugène de son nom de scène. J’ai découvert son travail artistique grâce à Marion Cazaux qui effectue une thèse sur l’art queer et en fouillant un peu j’ai pu découvrir quelques artistes qu’elle avait exposé dont Saint Eugène. Je suis tombée bouche bée devant la complexité et la poésie de ses personnages dans ses performances narratives et ses dessins qualifiés d « hyper-catharsis ». Après un séjour de 3 ans à Miami et une prépa cinéma animation, iel a étudié à la HEAR (Haute école des arts du Rhin de Strasbourg)). C’est donc quelque part entre Miami et Strasbourg, que Saint Eugène est né.e et s’est imprégné.e de diverses influences queer qui lui ont permises d’évoluer et d’affirmer son identité. Sa pratique artistique se compose de 2 champs : la performance narrative et le dessin qu’iel qualifie d’ « hyper-catharsis ». Iel va forger un lien fort au drag grâce à la House of Diamonds ...

32 minJUN 16
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#3 - Saint Eugène (1/3) : artiste drag king et histoire des performances queers

#2 - Fanny Gicquel : Performance, chorégraphie et statut de l'artiste

Fanny Gicquel est une artiste rencontrée à Rennes, on a travaillé ensemble au Musée des Beaux-arts, dans le cadre de notre job alimentaire et on est très vite devenue amies. Déjà à cette époque, on partageait beaucoup la précarité de notre situation dû aux heures restreintes sur le terrain. Le travail alimentaire, elle l’a toujours gardé en parallèle de sa pratique. On y revient dans la deuxième partie de cette interview réalisée lors du confinement. Fanny Gicquel est sortie de l’école des Beaux-arts de Rennes en 2018avec les félicitations du jury. Je suis venue lors de son diplôme assister à sa performance, Reserv Slash, où un groupe de performeur.ses chorégraphiaient de microactions, mouvements, déplacements sur des structures en acier ou des cordons d’ameublement étendus dans l’espace et des sculptures en verre ou encore en bois : du geste simple à peine perceptible comme l’action poétique d’un renversement de bouteille de sable à une impression ...

75 minJUN 8
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#2 - Fanny Gicquel : Performance, chorégraphie et statut de l'artiste

#1 - Darta Sidere : Espace du toucher et droit à l'exposition

Diplômée en 2019 de l'Ecole des Beaux-Arts de Paris, Darta Sidere travaille avec des pierres calcaires, des stéatites, du bronze, de l'acier. Elle développe ce qu'elle appelle "l'espace du toucher" en sculptant ces matériaux ou en les laissant interragir par des effets chimiques. C'est d'abord grâce à sa formation à Milan auprès de l'artiste Gianni Caravaggio (entre 2013-2014), qu'elle commence à traiter la pierre et à l'appréhender autrement qu'en une sculpture traditionnelle. Elle cherche à poursuivre ses expérimentations à Rennes par le biais d'un stage avec un tailleur de pierre et à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris au sein d'un atelier de taille pour "s'habituer au matériau et voir quelles autres possibilités je peux apporter pour la création de sculptures en pierre" nous dit-elle. Elle nous explique les différentes réactions qu'elle établit au cours de l'échange. Dans la deuxième partie, Darta Sidere nous explique son parcours. Au cours de ses études, e...

60 minMAY 31
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#1 - Darta Sidere : Espace du toucher et droit à l'exposition
the END

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#6 - Julie Crenn : Pratiques textiles, l'exposition comme espace politique et statut d'auteur

Julie Crenn est commissaire d’exposition, critique d’art, historienne de l’art et commissaire associée du centre d’art Le Transpalette à Bourges. Son travail m’a beaucoup inspirée et je souhaitais beaucoup la recevoir dans ce podcast. Souvent, le choix des artistes qu’elle présente et ses expositions mises en place répondent à un fossé de connaissances historiques et artistiques. Son constant travail de réflexion sans jamais se complaire dans les lieux communs de l’histoire de l’art me pousse à m’interroger aussi sur ce que je vois. C’est par ailleurs, à travers, la série d’interviews d’artistes Herstory qu’a émergé la volonté d’affirmer davantage ma pensée décentralisée et décoloniale, féministe et inclusive de l’art. Julie Crenn est très vite ressortie du lot de la même manière qu’Elvan Zabunyan, une professeur d’histoire de l’art contemporain qui traite des études post-coloniales de l’art, une professeure que nous avons eu en commun. Pour elle, comme pour moi, Elvan Zabunyan a joué un rôle déterminant dans la déconstruction du discours critique. Bonne écoute ! Toutes les références et visuels ici : https://artistesmanifestes.fr/2020/11/01/episode6-julie-crenn/ Le site de Julie Crenn où vous pouvez retrouver tous ses articles : https://crennjulie.com/

82 min3 w ago
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#6 - Julie Crenn : Pratiques textiles, l'exposition comme espace politique et statut d'auteur

#5 - Clélia Berthier : Rencontre de matières par le feu et sortie des Beaux-Arts

Clélia Berthier est une artiste française sortie de l’école des Beaux-arts de Nantes en 2019. Son DNSEP a été précédé par une licence en graphisme, puis une licence et un master en Arts plastiques à l’université Rennes 2. L’artiste travaille avec du métal, du cuivre, de la mousse polyuréthane, du film étirable, du PVC, du pain, de la pâte de riz ou encore des boyaux de porcs. Souvent elle fait le choix de créer une rencontre entre deux ou trois matières qui a priori s’opposent. Cette « rencontre » est souvent rendue possible en créant une réaction chimique ou en jouant avec la capacité polymorphique de ses matières. Bonne écoute ! Le site de Clélia Berthier : http://cleliaberthier.com/ Son instagram : https://www.instagram.com/clelia_berthier/?hl=en

46 minOCT 1
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#5 - Clélia Berthier : Rencontre de matières par le feu et sortie des Beaux-Arts

#4 -Sasha Kills (2/2): Capacité de transformation et alternatives aux shows pendant le confinement

Dans cette interview, je reçois Sasha Kills. Marc Socié aka Sasha Kills est diplômé.e de l'Ecole Nationale des Arts Décoratifs en 2013 et de la School of Art Institute de Chicago en 2011. Iel a eu l’opportunité de partir en résidence à Los Angeles et à la Cité internationale des arts de Paris. Iel organise également les show à la Guillotine à Paris et a récemment ouvert un compte instagram nommé "La Queerantine" où se déroule des live virtuels drag queer dans un monde matériel post-apocalyptique, un moyen de déjouer le confinement. Son travail artistique est un mix chimérique de médiums : dessin, livres d’artistes, drag, performance. Je suis très contente de recevoir cet artiste pour ce nouvel épisode car je suis une adepte des épaisseurs infinies d’un artiste à dépouiller et décortiquer. Iel en donne un bon tour de force au sein de son dessin tortueux et sombre ou de ses performances d’aliens écorchés. Dans cette deuxième partie, on en arrive à la description de performances politiques marquantes et profondément sensibles en traitant de sujets tel que la déportation des homosexuels lors de la seconde guerre mondiale ou encore de la notion d’alien qui regorge bien plus de significations que ce qu’on peut s’imaginer.. Peut-être avez-vous eu l’occasion d’écouter l’épisode 3 avec Saint Eugène qui nous parlait de la narration par le striptease, vous vous souvenez de cette idée de couches, de peaux retirées les unes après les autres pour raconter une histoire. Si vous ne l’avez pas écouté, faites le juste après ! Sasha Kills arrache de son côté ses différents habits dont la volonté est de brouiller les pistes sur l’identité du personnage présent sur scène : alien, robot, humain, objet ? Iel joue du trouble comme quelque chose d’extrêmement positif dans le sens d’une liberté formelle, d’une plasticité, d’une muabilité des genres que ce soit les genres artistiques ou identitaires. Et si vous prenez le temps de regarder toutes ses vidéos sur son compte youtube, vous passerez d’une esthétique à une autre nous rappelant la complexité d’un.e artiste. A ce propos, nous nous attardons un instant sur ses influences cinématographiques et artistiques mais aussi de ses projets de show produits en live et comment iel se démène pour vivre de son travail en étant tout juste arriver à Berlin. Pour rappel, cet épisode a été tourné début avril. Vous pouvez notamment retrouver son travail sur ses deux comptes instagram : sashakillsyou et marcsocie, son facebook Sasha Kills et son compte Youtube Sasha Kills. x Extrait 1 de la performance "Immaterial" de Sasha Kills, 2019 x Extrait 2 de la performance "Alien Registration" de Sasha Kills, 2019 x Extrait 3 de la performance "Diva dance" de Sasha Kills, 2018 x Extrait 4 de la musique Handmade Heaven de Marina and the Diamonds, 2019 x Extrait 5 de la performance Running Up That Hill de Sasha Kills, 2018 Musique credits : Funky Moon by Stefan Kartenberg (c) copyrights 2019 Licensed under a Creative Commons Attribution (3.0) license. dig.ccmixter.org/files/JeffSpeed68/60155 Ft: Apoxode

56 minJUL 24
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#4 -Sasha Kills (2/2): Capacité de transformation et alternatives aux shows pendant le confinement

#4 -Sasha Kills (1/2): Identité queer, de l'illustration de chimère au drag écorché

Dans cette interview, je reçois Sasha Kills. Marc Socié aka Sasha Kills est diplômé.e de l'Ecole Nationale des Arts Décoratifs en 2013 et de la School of Art Institute de Chicago en 2011. Iel a eu l’opportunité de partir en résidence à Los Angeles et à la Cité internationale des arts de Paris. Iel organise également les show à la Guillotine à Paris et a récemment ouvert un compte instagram nommé "La Queerantine" où se déroule des live virtuels drag queer dans un monde matériel post-apocalyptique, un moyen de déjouer le confinement. Son travail artistique est un mix chimérique de médiums : dessin, livres d’artistes, drag, performance. Je suis très contente de recevoir cet artiste pour ce nouvel épisode car je suis une adepte des épaisseurs infinies d’un artiste à dépouiller et décortiquer. Iel en donne un bon tour de force au sein de son dessin tortueux et sombre ou de ses performances d’aliens écorchés. Dans cette première partie, nous parlons de son parcours artistique, de son rapport à l'art contemporain et ce qui l'a poussé.e au drag. Nous nous arrêtons aussi sur ses illustrations sombres cherchant le sublime dans les formes monstrueuses. Vous découvrirez ses inspirations à la réalisation de ses créatures ou chimères entre être vivant, anatomie et projections mentales tirées de son imagination. Une inquiètante étrangeté naît d'un désir de transformation de l'artiste. Vous verrez aussi comment ce travail d'art visuel est très proche du drag qu'iel met en oeuvre sur scène. Le trait torturé s'apparente à l'écorchement de ses enveloppes opéré au fil de ses performances et aboutissant souvent à la figure de l'écorché. Tout ceci tient de son identité queer et de son vécu d'enfant adopté que je vous laisse maintenant découvrir dans vos oreillettes. Vous pouvez notamment retrouver son travail sur ses deux comptes instagram : sashakillsyou et marcsocie, son facebook Sasha Kills et son compte Youtube Sasha Kills. x Extrait 1 de la musique L'UNE DES NÔTRES de Sasha Kills, 2019 x Extrait 2 de la performance "Bionic" de Sasha Kills, 2018 x Extrait 3 de la musique LA NOYADE de Sasha Kills, 2019 x Extrait 4 de la musique CHARGE VIRALE de Sasha Kills + Myen, 2019 Musique credits : Funky Moon by Stefan Kartenberg (c) copyrights 2019 Licensed under a Creative Commons Attribution (3.0) license. dig.ccmixter.org/files/JeffSpeed68/60155 Ft: Apoxode

41 minJUL 18
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#4 -Sasha Kills (1/2): Identité queer, de l'illustration de chimère au drag écorché

#3 - Saint Eugène (3/3) : Visbilité et légitimité de la scène drag

Dans cet épisode, j’accueille Jeanne L’Homer ou Saint Eugène de son nom de scène. J’ai découvert son travail artistique grâce à Marion Cazaux qui effectue une thèse sur l’art queer et en fouillant un peu j’ai pu découvrir quelques artistes qu’elle avait exposé dont Saint Eugène. Je suis tombée bouche bée devant la complexité et la poésie de ses personnages dans ses performances narratives et ses dessins qualifiés d « hyper-catharsis ». Après un séjour de 3 ans à Miami et une prépa cinéma animation, iel a étudié à la HEAR (Haute école des arts du Rhin de Strasbourg)). C’est donc quelque part entre Miami et Strasbourg, que Saint Eugène est né.e et s’est imprégné.e de diverses influences queer qui lui ont permises d’évoluer et d’affirmer son identité. Sa pratique artistique se compose de 2 champs : la performance narrative et le dessin qu’iel qualifie d’ « hyper-catharsis ». Iel va forger un lien fort au drag grâce à la House of Diamonds ...

43 minJUL 8
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#3 - Saint Eugène (3/3) : Visbilité et légitimité de la scène drag

#3 - Saint Eugène (2/3) : Performance drag ou "narration par le striptease"

Dans cet épisode, j’accueille Jeanne L’Homer ou Saint Eugène de son nom de scène. J’ai découvert son travail artistique grâce à Marion Cazaux qui effectue une thèse sur l’art queer et en fouillant un peu j’ai pu découvrir quelques artistes qu’elle avait exposé dont Saint Eugène. Je suis tombée bouche bée devant la complexité et la poésie de ses personnages dans ses performances narratives et ses dessins qualifiés d « hyper-catharsis ». Après un séjour de 3 ans à Miami et une prépa cinéma animation, iel a étudié à la HEAR (Haute école des arts du Rhin de Strasbourg)). C’est donc quelque part entre Miami et Strasbourg, que Saint Eugène est né.e et s’est imprégné.e de diverses influences queer qui lui ont permises d’évoluer et d’affirmer son identité. Sa pratique artistique se compose de 2 champs : la performance narrative et le dessin qu’iel qualifie d’ « hyper-catharsis ». Iel va forger un lien fort au drag grâce à la House of Diamonds ...

44 minJUN 29
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#3 - Saint Eugène (2/3) : Performance drag ou "narration par le striptease"

#3 - Saint Eugène (1/3) : artiste drag king et histoire des performances queers

Dans cet épisode, j’accueille Jeanne L’Homer ou Saint Eugène de son nom de scène. J’ai découvert son travail artistique grâce à Marion Cazaux qui effectue une thèse sur l’art queer et en fouillant un peu j’ai pu découvrir quelques artistes qu’elle avait exposé dont Saint Eugène. Je suis tombée bouche bée devant la complexité et la poésie de ses personnages dans ses performances narratives et ses dessins qualifiés d « hyper-catharsis ». Après un séjour de 3 ans à Miami et une prépa cinéma animation, iel a étudié à la HEAR (Haute école des arts du Rhin de Strasbourg)). C’est donc quelque part entre Miami et Strasbourg, que Saint Eugène est né.e et s’est imprégné.e de diverses influences queer qui lui ont permises d’évoluer et d’affirmer son identité. Sa pratique artistique se compose de 2 champs : la performance narrative et le dessin qu’iel qualifie d’ « hyper-catharsis ». Iel va forger un lien fort au drag grâce à la House of Diamonds ...

32 minJUN 16
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#3 - Saint Eugène (1/3) : artiste drag king et histoire des performances queers

#2 - Fanny Gicquel : Performance, chorégraphie et statut de l'artiste

Fanny Gicquel est une artiste rencontrée à Rennes, on a travaillé ensemble au Musée des Beaux-arts, dans le cadre de notre job alimentaire et on est très vite devenue amies. Déjà à cette époque, on partageait beaucoup la précarité de notre situation dû aux heures restreintes sur le terrain. Le travail alimentaire, elle l’a toujours gardé en parallèle de sa pratique. On y revient dans la deuxième partie de cette interview réalisée lors du confinement. Fanny Gicquel est sortie de l’école des Beaux-arts de Rennes en 2018avec les félicitations du jury. Je suis venue lors de son diplôme assister à sa performance, Reserv Slash, où un groupe de performeur.ses chorégraphiaient de microactions, mouvements, déplacements sur des structures en acier ou des cordons d’ameublement étendus dans l’espace et des sculptures en verre ou encore en bois : du geste simple à peine perceptible comme l’action poétique d’un renversement de bouteille de sable à une impression ...

75 minJUN 8
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#2 - Fanny Gicquel : Performance, chorégraphie et statut de l'artiste

#1 - Darta Sidere : Espace du toucher et droit à l'exposition

Diplômée en 2019 de l'Ecole des Beaux-Arts de Paris, Darta Sidere travaille avec des pierres calcaires, des stéatites, du bronze, de l'acier. Elle développe ce qu'elle appelle "l'espace du toucher" en sculptant ces matériaux ou en les laissant interragir par des effets chimiques. C'est d'abord grâce à sa formation à Milan auprès de l'artiste Gianni Caravaggio (entre 2013-2014), qu'elle commence à traiter la pierre et à l'appréhender autrement qu'en une sculpture traditionnelle. Elle cherche à poursuivre ses expérimentations à Rennes par le biais d'un stage avec un tailleur de pierre et à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris au sein d'un atelier de taille pour "s'habituer au matériau et voir quelles autres possibilités je peux apporter pour la création de sculptures en pierre" nous dit-elle. Elle nous explique les différentes réactions qu'elle établit au cours de l'échange. Dans la deuxième partie, Darta Sidere nous explique son parcours. Au cours de ses études, e...

60 minMAY 31
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#1 - Darta Sidere : Espace du toucher et droit à l'exposition
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