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59 Rue des Archives

David Koperhant, Bruno Guermonprez et Rebecca Zissmann

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Tous les dimanches de 12h à 13h, poussez la porte du 59 rue des Archives, le cabinet d’enquête de TSFJAZZ. David Koperhant, Bruno Guermonprez et Rebecca Zissmann partent sur les traces des géants du Jazz, et dévoilent les coulisses des plus grands disques. 59 Rue des Archives, c’est l’émission historique et patrimoniale de TSFJAZZ.

Latest Episodes

Machito, le roi du mambo

Lorsqu’on évoque le latin jazz, deux noms surgissent de manière quasi instantanée : ceux de Dizzy Gillespie et Chano Pozo… Pourtant, il est un percussionniste et chanteur qui a marqué à lui seul toute l’histoire de la musique latine : père de la Salsa, chantre du mambo dont il fut, sinon l’inventeur, le roi incontesté, Machito est aussi à l’origine d’une des plus grandes révolutions musicales des années 40, le “Cubop”, ou jazz afro-cubain. De sa Havane natale aux clubs enfiévrés du Spanish Harlem, du “son” des origines au “be-bop” de Charlie Parker, Machito aura réussi comme personne l’amalgame entre Cuba et l’Amérique du Nord, entre les rythmes de la rumba et les cuivres de l’ère du swing. A tel point qu’un journaliste le surnommera à raison : “le Count Basie de la musique afro-latine”. Raconter Machito, c’est faire un fantastique voyage en 50 ans de musiques, à la rencontre d’une culture bouillonnante aux ramifications complexes. L’histoire d’un jeune cubain qui n’avait d’yeux que pour New-York et les Etats-Unis, et dont le rêve ultime était un jour, de boxer dans la même catégorie que Duke Ellington et Fletcher Henderson… Étagère 6… Boîte n°4… Dossier M1908… Machito, le roi du mambo

74 MINJUN 28
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Machito, le roi du mambo

Les multiples vies d’Abbey Lincoln

« Je ne suis pas une chanteuse de jazz. Jazz est une injure. C’est pour moi un mot obscène, injurieux. Je suis une artiste noire. Mon nom est Abbey Lincoln. Rien d’autre. » Ces propos, définitifs et entiers, disent bien la manière dont la chanteuse a tracé sa route. Abbey Lincoln a eu plusieurs vies, plusieurs noms aussi. Mais c’est bien sous celui qu’elle s’est finalement choisie, comme chanteuse, actrice, compositrice et auteure, qu’elle a marqué de toute sa classe l’histoire de la musique américaine. Et l'histoire du jazz aussi, quoiqu’elle ait pu ressentir à l’égard de ce canal d’expression dans lequel elle s’est inscrite avec une dignité sans égale. Marquée au fer rouge par Billie Holiday, mais aussi par Sarah Vaughan ou Dinah Washington, Abbey Lincoln a tout fait pour s’affranchir du statut de « diva du jazz ». Son registre grave, sa diction comme alourdie par le poids des mots, sa conscience aiguë de la blessure sociale, son attachement à la forme poétique et populaire mais toujours exigeante, la situent ailleurs. Dans un monde supérieur et complexe, pourtant pétri d’humanité. Aux côtés de Max Roach, qui fut le grand amour de sa vie, d’Eric Dolphy, Sonny Rollins, Stan Getz ou Archie Shepp, mais aussi de Coleman Hawkins ou Benny Carter, elle aura prolongé le fabuleux continuum de l’art afro-américain, tout en accomplissant une fascinante quête d’identité. Un exemple de vie et un idéal auxquels notre enquête du jour sera dédiée toute entière. Étagère 5… Boîte n°4… Dossier AL1930… Les multiples vies d’Abbey Lincoln

75 MINJUN 21
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Les multiples vies d’Abbey Lincoln

Cannonball Adderley, l’alto boulet de canon

Avec son gros ventre et ses admirables moustaches, Julian Adderley, dit Cannonball, appartenait à la “race des ogres” selon le journaliste Lucien Malson. Saxophoniste incroyable, personnage amène et haut en couleur, Cannonball Adderley s’est jeté à corps perdu dans le jazz. Si John Coltrane, son collègue au sein du Miles Davis Sextet, fût un ténor torturé, habité et révolutionnaire, Cannonball lui, était un altiste généreux, à la virtuosité séduisante et communicative. Le jazz ? “J’aime tout ce qu’il représente”, disait Adderley. “Ses bons côtés comme les mauvais, l’alcool, les filles faciles, la dope, tout ce qu’ils veulent nous coller sur le dos ! Pourquoi ? Parce que lorsque je me présente devant le public, les gens s'aperçoivent que cette musique peut être chaleureuse, et que nous sommes tous là pour nous amuser...” Du soleil de Floride jusqu’aux clubs enfumés de New-York, de l’ombre tutélaire de Charlie Parker aux sirènes de la Californie, retour sur la trajectoire fulgurante d’un saxophoniste qui menait sa vie comme ses solos : à cent à l’heure. Étagère 4… Boîte n°9… Dossier CA1928… Cannonball Adderley… L’alto boulet de canon.

75 MINJUN 7
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Cannonball Adderley, l’alto boulet de canon

Dans les coulisses de “The Bridge”, l’album culte de Sonny Rollins

Lorsque John Coltrane et Ornette Coleman ont déboulé sur la planète jazz, à la fin des années 50, ce fut un véritable tremblement de terre. Coltrane avec ses pas de géants… Ornette avec son jazz du futur… Les deux saxophonistes ont révolutionné le jazz, chacun à sa manière, explorant de nouveaux horizons grâce à une approche inédite de leur instrument. Une approche qui a poussé Rollins dans ses derniers retranchements, jusqu’à précipiter sa retraite. Pendant deux ans, le ténor va travailler ses gammes, sur le pont de Williamsburg, à New York, tâchant de se réinventer avant son grand retour, en 1962. Etagère 6… boîte 4… Dossier SRB1962… Dans les coulisses de The Bridge, l’album culte de Sonny Rollins.

58 MINMAY 31
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Dans les coulisses de “The Bridge”, l’album culte de Sonny Rollins

Bud Powell, l’autre prophète du bebop

Génie fragile et brûlant, Bud Powell fait partie du petit groupe de musiciens à l’origine du bebop. Avec Thelonious Monk, son aîné de sept ans, Bud Powell puise à sa manière dans une certaine tradition pour renouveler de fond en comble le langage de son instrument. Ce faisant, il va influencer un nombre incroyable de pianistes qui vont tous tenter de s’approcher de sa virtuosité et du jaillissement de son inspiration. Une inspiration qui rencontre bien des écueils en raison de troubles psychiques ayant parfois rendu son existence, et celle de ses proches, très pénible. Pour Bud Powell, les affres de la Création n’étaient pas une vaine expression… Il faudra toute la bienveillance de certains anges gardiens pour que le pianiste, et le formidable compositeur qu’était Bud Powell, continue d’exprimer tout son génie. Un génie de la fluidité qu’on a souvent opposé à celui de Monk, qui s’est, lui, épanoui dans la discontinuité et l’anguleux. Pourtant, les deux pianistes s’admiraient mutuellement et on verra que leurs chemins se sont souvent croisés dans leur course folle vers la perfection. Jusqu’à cet album que Bud Powell enregistra dans son exil parisien comme un portrait tout en ombre et en lumières du compositeur de Ruby, My Dear. Oui, Bud Powell était décidément l’autre prophète du bebop… Etagère n°3… Boite quatre… Dossier BP1961… Bud Powell, l’autre prophète du bebop

68 MINMAY 24
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Bud Powell, l’autre prophète du bebop

Keith Jarrett, une vie au piano, épisode 2

A l’aube des années 70 et alors qu’il n’est âgé que de 25 ans, Keith Jarrett apparaît déjà comme l’un des pianistes phares de son époque. Ses débuts dans les Jazz Messengers d’Art Blakey, son rôle pivot dans le quartette de Charles Lloyd, sa percée dans la formation à géométrie variable de Miles Davis : toutes ces expériences ont fait de Keith Jarrett un musicien singulier, un styliste cherchant à s’affranchir des influences et des écoles. Son caractère exigeant, pour ne pas dire difficile, son engagement total dans la musique et son désir d’indépendance vont le conduire tout droit dans les bras de Manfred Eicher, jeune patron d’un petit label allemand nommé ECM. Avec lui, Keith Jarrett va entamer l’écriture d’une œuvre aux dimensions et à l’ambition démesurées… Etagère 1… boîte n°3… Dossier KJ1975… Keith Jarrett, une vie au piano, épisode 2

67 MINMAY 17
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Keith Jarrett, une vie au piano, épisode 2

Happy 75, Keith Jarrett

Happy Birthday Keith Jarrett ! Le pianiste souffle ce vendredi 8 mai ses 75 bougies. Génie, virtuose, maestro… Les mots manquent pour qualifier ce musicien versatile, hors normes et finalement très secret qu’est Keith Jarrett. Célèbre dans le monde entier pour ses récitals en solo totalement improvisés, à l’image du Köln Concert de 1975, Keith Jarrett l’est aussi pour l’intransigeance de son caractère. Exigeant avec lui-même et avec son public, Jarrett et bien le seul artiste à pouvoir interrompre un concert à cause de la quinte de toux d’un spectateur, du déclenchement d’un flash d’appareil photo, voire d’un avion de ligne qui passerait au-dessus de sa tête… Pourtant, Keith Jarrett mérite que l’on dépasse les clichés de l’artiste diva pour ne retenir que l’essence de son oeuvre. Celle d’une vie assez solitaire, entièrement dédiée à la grande musique, qu’elle soit Jazz ou Classique. Enfant surdoué, partenaire de Charles Lloyd et Miles Davis, Keith Jarrett est avant-tout un chercheur. Et à plusieurs reprises le long de son immense carrière, il a atteint la perfection... Etagère 8… boîte 4… Dossier KJ1945… Keith Jarrett, une vie au piano, épisode 1

68 MINMAY 10
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Happy 75, Keith Jarrett

Les 300 ans de la Nouvelle-Orléans, épisode 3 : le revival

La semaine dernière, nous avons assisté à la fermeture de Storyville, le quartier des bordels qui a favorisé l’éclosion d’une nouvelle génération de musiciens. Ils s’appellent Buddy Bolden, Kid Ory, King Oliver ou Jelly Roll Morton, ils font rugir leurs cornets, gémir leur trombone et tressaillir le piano comme on ne l’avait jamais entendu auparavant… Ils sont les pionniers du jazz, mais ils sont surtout le fruit de deux-cents ans d’Histoire, qui ont transformé le minuscule poste colonial fondé par Jean-Baptiste Le Moyne de Bienville en véritable capitale du Sud et de la Caraïbe. Rebelle, attirante, mystérieuse et festive, autant qu’elle est rude, injuste, sauvage et crasseuse, la Nouvelle-Orléans va souffrir de l’industrialisation du Nord, de la grande migration, puis de la crise des années 30. Dépeuplée, dépouillée de ceux qui ont fait sa légende, la cité du croissant s’apprête à tourner une page de son histoire… Pourtant, le jazz, lui, résonne toujours dans ses murs. Et alors que se ferment les portes de Storyville en 1917, un jeune trompettiste nommé Louis Armstrong commence tout juste à faire parler de lui. Etagère 1… boîte L… Dossier NOLA1718… Les 300 ans de la Nouvelle -Orléans, épisode 3 : le revival.

64 MINAPR 26
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Les 300 ans de la Nouvelle-Orléans, épisode 3 : le revival

Les 300 ans de la Nouvelle-Orléans, épisode 2 : le berceau du Jazz

La semaine dernière, nous avons vu comment la cité fondée par Bienville en 1718 est devenue le premier port des Etats-Unis au milieu du XIXème siècle. Ville-carrefour, ville créole et ville sulfureuse, la Nouvelle-Orléans s’est construite dans la douleur, au fil des eaux boueuses du Mississippi, charriant ses lots de colons, d'aventuriers et d’esclaves… Car oui, qu'elle soit française, espagnole ou américaine, la Nouvelle Orléans fut le premier marché d'esclaves du continent, régi par le Code Noir hérité de Louis XIV. Ainsi, lorsqu’éclate la Guerre de Sécession en 1861, ils sont plus de 300 000 à suer dans les plantations le long du Mississippi, de New-Orleans à Baton Rouge. Mais la victoire de l’Union en 1865 va changer radicalement la donne : en quelques mois, des milliers de Noirs libres vont se retrouver sur les routes… Conséquence ? Le commerce du sucre, comme du coton, s'effondre, faisant basculer une fois de plus le destin de la Nouvelle-Orléans. Moins opulente mais toujours attirante, violente, ségréguée et pétrie de contradictions, la cité du croissant, métissée comme aucune autre, est enfin prête à donner naissance à un art nouveau… Le Jazz ! Etagère 1… boîte L… Dossier NOLA1718… Les 300 ans de la Nouvelle-Orléans, épisode 2 : le berceau du Jazz

64 MINAPR 19
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Les 300 ans de la Nouvelle-Orléans, épisode 2 : le berceau du Jazz

Les 300 ans de la Nouvelle-Orléans, épisode 1 : le temps des pionniers

Il y a trois-cent ans (en 2018), sur une minuscule bande de terre au milieu des marais, coincée dans les méandres du fleuve Mississippi, était fondée la Nouvelle-Orléans… Ville romantique et iconoclaste, festive et chargée d’histoire, la Nouvelle-Orléans ne ressemble à aucune autre ville des Etats-Unis, et peut-être même à aucune autre ville du globe. En trois siècles d’existence, cette cité du croissant convoitée de toute part aura été aux avant-postes des grands bouleversements mondiaux. Théâtre de la comédie humaine comme de l’ignominie de l’esclavage, la Nouvelle-Orléans aura aussi été, jusqu’à un passé récent, victime des spéculateurs de tous poils et de l’arrogance de l’homme face aux flots boueux du Mississippi. Surtout, la Nouvelle-Orléans aura servi de carrefour aux civilisations indigènes, européennes et africaines, qui l’ont marquée dans ses murs comme dans sa chair... Comment un petit établissement de portage, fait de quelques baraques en rondins de bois, est-il devenu le joyau de la France coloniale ? Comment cette ville créole et provocante située à l'embouchure du Roi des Fleuves a t-elle enfanté Buddy Bolden, King Oliver ou Louis Armstrong, faisant d’elle le berceau d’une musique que l’on appelle le Jazz ? C’est ce que nous allons essayer de vous raconter dans une série de trois épisodes... Etagère 1… boîte L… Dossier NOLA1718… Les 300 ans de la Nouvelle -Orléans, épisode 1 : le temps des pionniers

70 MINAPR 12
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Les 300 ans de la Nouvelle-Orléans, épisode 1 : le temps des pionniers

Latest Episodes

Machito, le roi du mambo

Lorsqu’on évoque le latin jazz, deux noms surgissent de manière quasi instantanée : ceux de Dizzy Gillespie et Chano Pozo… Pourtant, il est un percussionniste et chanteur qui a marqué à lui seul toute l’histoire de la musique latine : père de la Salsa, chantre du mambo dont il fut, sinon l’inventeur, le roi incontesté, Machito est aussi à l’origine d’une des plus grandes révolutions musicales des années 40, le “Cubop”, ou jazz afro-cubain. De sa Havane natale aux clubs enfiévrés du Spanish Harlem, du “son” des origines au “be-bop” de Charlie Parker, Machito aura réussi comme personne l’amalgame entre Cuba et l’Amérique du Nord, entre les rythmes de la rumba et les cuivres de l’ère du swing. A tel point qu’un journaliste le surnommera à raison : “le Count Basie de la musique afro-latine”. Raconter Machito, c’est faire un fantastique voyage en 50 ans de musiques, à la rencontre d’une culture bouillonnante aux ramifications complexes. L’histoire d’un jeune cubain qui n’avait d’yeux que pour New-York et les Etats-Unis, et dont le rêve ultime était un jour, de boxer dans la même catégorie que Duke Ellington et Fletcher Henderson… Étagère 6… Boîte n°4… Dossier M1908… Machito, le roi du mambo

74 MINJUN 28
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« Je ne suis pas une chanteuse de jazz. Jazz est une injure. C’est pour moi un mot obscène, injurieux. Je suis une artiste noire. Mon nom est Abbey Lincoln. Rien d’autre. » Ces propos, définitifs et entiers, disent bien la manière dont la chanteuse a tracé sa route. Abbey Lincoln a eu plusieurs vies, plusieurs noms aussi. Mais c’est bien sous celui qu’elle s’est finalement choisie, comme chanteuse, actrice, compositrice et auteure, qu’elle a marqué de toute sa classe l’histoire de la musique américaine. Et l'histoire du jazz aussi, quoiqu’elle ait pu ressentir à l’égard de ce canal d’expression dans lequel elle s’est inscrite avec une dignité sans égale. Marquée au fer rouge par Billie Holiday, mais aussi par Sarah Vaughan ou Dinah Washington, Abbey Lincoln a tout fait pour s’affranchir du statut de « diva du jazz ». Son registre grave, sa diction comme alourdie par le poids des mots, sa conscience aiguë de la blessure sociale, son attachement à la forme poétique et populaire mais toujours exigeante, la situent ailleurs. Dans un monde supérieur et complexe, pourtant pétri d’humanité. Aux côtés de Max Roach, qui fut le grand amour de sa vie, d’Eric Dolphy, Sonny Rollins, Stan Getz ou Archie Shepp, mais aussi de Coleman Hawkins ou Benny Carter, elle aura prolongé le fabuleux continuum de l’art afro-américain, tout en accomplissant une fascinante quête d’identité. Un exemple de vie et un idéal auxquels notre enquête du jour sera dédiée toute entière. Étagère 5… Boîte n°4… Dossier AL1930… Les multiples vies d’Abbey Lincoln

75 MINJUN 21
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Avec son gros ventre et ses admirables moustaches, Julian Adderley, dit Cannonball, appartenait à la “race des ogres” selon le journaliste Lucien Malson. Saxophoniste incroyable, personnage amène et haut en couleur, Cannonball Adderley s’est jeté à corps perdu dans le jazz. Si John Coltrane, son collègue au sein du Miles Davis Sextet, fût un ténor torturé, habité et révolutionnaire, Cannonball lui, était un altiste généreux, à la virtuosité séduisante et communicative. Le jazz ? “J’aime tout ce qu’il représente”, disait Adderley. “Ses bons côtés comme les mauvais, l’alcool, les filles faciles, la dope, tout ce qu’ils veulent nous coller sur le dos ! Pourquoi ? Parce que lorsque je me présente devant le public, les gens s'aperçoivent que cette musique peut être chaleureuse, et que nous sommes tous là pour nous amuser...” Du soleil de Floride jusqu’aux clubs enfumés de New-York, de l’ombre tutélaire de Charlie Parker aux sirènes de la Californie, retour sur la trajectoire fulgurante d’un saxophoniste qui menait sa vie comme ses solos : à cent à l’heure. Étagère 4… Boîte n°9… Dossier CA1928… Cannonball Adderley… L’alto boulet de canon.

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Keith Jarrett, une vie au piano, épisode 2

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68 MINMAY 10
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Les 300 ans de la Nouvelle-Orléans, épisode 1 : le temps des pionniers

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Les 300 ans de la Nouvelle-Orléans, épisode 1 : le temps des pionniers
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