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Podcast – Ecolodio

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Les meilleurs Podcasts audio sur l'environnement et l'écologie

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L’Océan a des droits ! – Episode 5- Quel tribunal pour les Ecocides?

http://www.naturoprod.com/mp3/chronique-2018-10-22-09-00-00-daniel-L-Ocean-a-des-droits--Episode-5-Quel-tribunal-pour-les-Ecocides.mp3 La portée du droit international est limitée : entre cour pénale internationale aux mains liées, et des accords internationaux non ratifiés, l'environnment , et en particulier les océans , sont les grand oubliés de notre monde libéral mondial qui n’a pu enrayer les processus qui nous ont conduits à la catastrophe écologique globale que nous connaissons, et aux écocides en tout genre qui menacent notre environnment , c'est à dire nous ! Des solutions peuvent se dessiner . A découvrir dans cette chronique.

7 min2018 OCT 22
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L’Océan a des droits ! – Episode 5- Quel tribunal pour les Ecocides?

Le Choix de Claire» de Sylvie Anne (Presses de la Cité)

http://www.naturoprod.com/mp3/chronique-2018-10-21-09-00-00-pierre-Claire.mp3 «Littérature sans Frontières» est une chronique de Pierre Guelff. En débutant la lecture du Choix de Claire de Sylvie Anne (Presses de la Cité), je n’avais pas oublié son formidable récit de L’Étranger de Saint-Cernin et, si comparaison n’est pas raison, j’ai à nouveau été très agréablement surpris de lire son nouveau roman en y retrouvant ce style tant apprécié des amateurs de sagas et d’histoires de terroir. Claire, dessinatrice de mode dans l’âme, habite Paris et s’ennuie. Son mari, Pierre, arriviste patenté ne veut pas d’enfant car, serine-t-il, il n’aurait pas le temps de s’en occuper et n’a pas envie de gâcher sa carrière à la banque. Pour lui, Claire n’a aucune raison de déprimer, puisqu’elle a tout le confort possible dans leur maison. «Les rouages de la vie grippaient comme une mécanique qui défaille», explique l’auteure. Alors, elle fait sa valise et retourne auprès de sa mère, veuve, à Brives. L’accueil n’est guère enthousiaste, elle apprécie son gendre, mais, soudain Claire est prise de malaises, de faiblesse et d’étourdissements. Le docteur de famille est catégorique: «Vous n’êtes pas malade, vous êtes enceinte !» Enceinte de Pierre, le ciel tombe sur la tête de la jeune parisienne, et les rumeurs, ragots… se déclenchent. Elle quitte sa mère et se rend chez sa tante à Queyssac-les-Vignes trouver refuge, trouve sur sa route Antoine, une jeune et sympathique artisan et Lilas naît. À Paris, Pierre perd son emploi, déprime, est plaqué par une jeune femme qu’il a séduite et qui découvre que son amant n’a pas divorcé… Au risque de dévoiler la suite de ces événements qui, au fil des pages, vont en s’amplifiant et font du lecteur un spectateur privilégié d’un dénouement assez exceptionnel, je vous livre l’ultime phrase de ce roman magnifique: «Si le chemin pour conquérir sa liberté de femme et de mère avait été douloureux, il aboutissait aujourd’hui à la plus encourageante des promesses.» À vous de la découvrir!

2 min2018 OCT 21
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Le Choix de Claire» de Sylvie Anne (Presses de la Cité)

Des cosmétiques pour la défense des peuples autochtones

https://youtu.be/7d1-kzKe-6Q Défendre les droits humains et les biens communs du vivant, c’est l’engagement de la Fondation France Libertés depuis sa création en 1986. Et depuis quelques années, la Fondation a lancé une gamme de produits solidaires destinés à permettre le financement de ses actions. Des jeux, des bijoux, des vêtements, des sacs, font, entre autres, partie des produits disponibles. Aujourd’hui, une gamme de cosmétiques vient compléter l’offre pour mettre en avant la défense des peuples autochtones. Avec Léna Bauer, responsable de la communication à France Libertés On peut se dire que la vente de produits en ligne par une association de votre type peut paraître étonnant. Quelle est l’idée? «La boutique en ligne de la Fondation, c’est avant tout une boutique solidaire. Tous les bénéfices qui sont issus des ventes reviennent aux actions de la Fondation pour défendre les droits humains et les biens communs. Aujourd’hui, on a une cinquantaine de produits sur notre boutique en ligne. Ce sont uniquement des produits qui correspondent à nos valeurs. On peut y trouver des jeux qu’on a développé pour sensibiliser aux peuples autochtones, il y a des gourdes pour éviter de consommer des bouteilles d’eau en plastique, il y a de nombreux livres sur nos thématiques». Est-ce une manière de toucher plus de gens, de sensibiliser un autre public à vos actions? «Oui. La plupart des produits qui sont sur notre boutique en ligne sont des outils de sensibilisation, sont des outils de découverte des autres. On touche effectivement un autre public grâce à cette boutique, puisque ce sont des personnes qui ne sont pas forcément sensibilisés, engagés, militants, qui vont sur notre site internet pour trouver des produits de qualité, des produits qui leur servent dans la vie de tous les jours mais qui respectent leurs valeurs.» Vous lancez une gamme de cosmétiques. Quelles sont leurs particularités? «C’est une collaboration entre la marque de cosmétiques Aïny et la Fondation France Libertés. On a en vente une dizaine de produits cosmétiques, des gommages, des crèmes, des sérums. Dans tous ces produits, on retrouve des plantes d’Amérique du Sud, et plus particulièrement des Andes et d’Amazonie, qui sont utilisés dans des rituels ancestraux de protection et de guérison.» Vous travaillez avec la société Aïny, qui développe et commercialise ses produits. Quels sont ses engagements? «Aïny est engagée dans une logique de commerce équitable. Elle achète ses plantes aux producteurs à des prix justes. Elle est également engagée pour la nature, puisque ses produits sont biologiques. Ils sont certifiés Ecocert, ils ont une labellisation Cosmébio. Et ils respectent les animaux, puisque ni les ingrédients, ni les produits ne sont testés sur les animaux.» Avec quelles populations l’entreprise a-t-elle noué des partenariats? «Cela dépend des plantes. Pour le Sacha Inchi, l’entreprise a noué des partenariats avec les Ashaninkas et les Yaneshas, qui sont des producteurs de Sacha Inchi en Amazonie péruvienne. Le Sacha Inchi, est une plante qui était déjà connue des Incas et qui est utilisée encore aujourd’hui au Pérou comme un onguent anti vieillissement. Pour d’autres plantes, Aïny a noué des partenariats avec d’autres peuples, par exemple le peuple Quecha, qui habite dans la Vallée Sacré autour de Cuzco au Pérou,

5 min2018 OCT 16
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Des cosmétiques pour la défense des peuples autochtones

L’ACTU: Triomphe électoral des Verts en Belgique!

http://www.naturoprod.com/mp3/chronique-2018-10-20-09-00-00-pierre-Ecolo.mp3 Unanimité de tous les partis en lice et des observateurs politiques : le parti écologique belge (créé en 1980, puis scindé en «Écolo» francophone et «Groen» («Vert») néerlandophone, militant souvent sous une même étiquette), a fait un triomphe aux élections communales (municipales) dans maintes régions de Belgique (dimanche 14 octobre 2018). Les titres et commentaires de la presse écrite et des médias radiotélévisés sont explicites à ce sujet, tel celui du quotidien généraliste «Le Soir» avec «Une vague verte sur Bruxelles» (photos ci-contre), ce que confirme le journal économique «L’Écho» avec «Vague verte». Le site d’Écolo, quant à lui, ne va pas les contredire et clame «Ils l’ont fait! Merci à tous nos candidat.e.s d’avoir provoqué cette vague verte! » Plusieurs communes seront même dirigées par des Verts et de nombreuses autres verront les écologistes entrer en force dans les majorités. Aussitôt les résultats connus, des commentaires ont fusé face à cette indiscutable victoire électorale des écologistes et, bien entendu, un argument tendancieux ou fallacieuxparmi eux afin d’amoindrir ce succès : «Il s’agit d’un vote de rejet des partis traditionnels plus que de conviction». Cet argument n’est donc pas crédible, comme le prouve notre reportage à Woluwe-Saint-Pierre, plus de 40 000 habitants «commune résidentielle parmi les plus huppées de la capitale et de la Belgique»[1] où les écologistes passent de 10 à 20% des voix! Il y a donc bien une réelle prise de conscience de nombreux citoyens sur l’urgence climatique et la protection de notre planète et il reste aux politiciens «verts» à ne pas les décevoir ! [1] Wikipedia, 2018.

2 min2018 OCT 16
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L’ACTU: Triomphe électoral des Verts en Belgique!

Route du Rhum 2018: une course sous le partage d’émotions ! – Episode 3

http://www.naturoprod.com/mp3/chronique-2018-06-25-09-00-00-daniel-La-Route-du-Rhum-une-course-sous-le-partage-d-emotions.mp3 Eric JAIL, skipper amateur sur la route du Rhum en Catégorie Rhum Mono a décidé de porter les couleurs de l’association LONGITUDE 181, en 2018, son bateau s’appelant « La voix de l’Océan». Apres nous avoir précédemment parlé de son parcours, sa course en 2014, et ses motivations, il nous explique comment il aborde sous le angle des émotions toutes les facettes de son engagement et de la course à venir . A découvrir et suivre dans cette chronique http://www.longitude181.org

6 min2018 OCT 15
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Route du Rhum 2018: une course sous le partage d’émotions ! – Episode 3

Histoire sacrée du monde(5/6): L’influence des étoiles sur l’être humain.

Avant-dernière chronique consacrée à l’imposant essai L’Histoire sacrée du monde de Jonathan Black (J’ai Lu) avec Paracelse qui voyait, au début du XVIe siècle, la manière dont les étoiles agissaient sur les êtres humains en exerçant une influence à distance à l’intérieur du corps humain. Mars a, par exemple, un lien avec le sang et le soleil avec le cœur, selon lui. À l’heure actuelle, plus personne ne met en cause l’influence de la pleine lune sur l’augmentation des naissances, autant humaines qu’animales. Et puis, selon ce médecin, philosophe et théologien laïque, «certaines personnes naissent avec une conscience visionnaire. D’autres peuvent y être initiées par les cérémonies des sociétés secrètes. Les techniques pour induire des états de conscience supérieurs et entrer en contact avec les intelligences supérieures comptent parmi les secrets les mieux gardés.» L’influence posthume de Paracelse sur la civilisation fut immense. Il aurait été déterminant pour la médecine, traditionnelle comme alternative, pour le développement de la méthode scientifique. On lui attribue la découverte des principes à l’origine de l’homéopathie et de l’importance de l’hygiène en médecine. Il serait le père de la toxicologie et de la médecine expérimentale L’intérêt qu’il portait aux composants chimiques des remèdes le conduisit à identifier et à nommer le zinc. La plupart des remèdes populaires répertoriés par cet homme itinérant qui mourut seul, ayant atteint son objectif de ne jamais devenir riche, servent de base aux médicaments industrialisés d’aujourd’hui. Et, comme l’explique l’ouvrage au fil des chapitres et, donc, des siècles, nous avons assisté à un changement de conscience, comme l’humanité passait d’une forme de conscience basée sur les idées à une autre basée sur les objets, mais, au XVIIIe siècle, la science et la philosophie fournirent des résultats escomptés: ils développèrent un ensemble de critères efficaces pour décrire le fonctionnement du monde, soit un virage majeur.

2 min2018 OCT 14
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Histoire sacrée du monde(5/6): L’influence des étoiles sur l’être humain.

De l’éco quartier à la ville durable : Un nouveau modèle urbain (rediffusion)

https://youtu.be/FIxGV6YLqsw Cela fait de nombreuses années que les éco quartiers et autres cités durables fleurissent un peu partout en France et dans le monde. Les initiatives se multiplient, parfois un peu dans leur coin, sans toujours se nourrir les unes les autres. Les différentes villes qui se sont lancées dans le développement durable ont mis en place beaucoup de solutions, mais elles restent souvent à l'intérieur des quartiers. Elles relèvent, pourtant, la plupart du temps d'initiatives qui vont dans le bon sens. La question aujourd'hui est : comment passer d'un quartier durable exemplaire à une généralisation pour l'ensemble de la ville ? C'est l'objet d'un ouvrage intitulé "Du quartier à la ville durable, vers un nouveau modèle urbain ?" Edité par le Comité 21, cet ouvrage de 164 pages dresse un panorama d'une centaine d'expériences concrètes, innovantes et transférables, menées dans les collectivités françaises et étrangères. Pour Antoine Charlot, le responsable du programme Territoires durables du Comité 21, et auteur de cet ouvrage, "la ville durable ne peut se résumer à un cortège de maisons passives ou à la construction d'un éco-quartier. Elle doit représenter un changement radical du modèle urbain, qui doit dépasser les seules mesures environnementales !" Beaucoup d'exemples dans cet ouvrage, mais surtout pas de modélisation applicable à toutes les villes. Chaque territoire, chaque commune, doit se construire en fonction de son contexte historique, politique, géographique, et en fonction de sa démographie. De Lille à Marseille, à un village isolé du Cantal, ou du Sénégal au Brésil, la ville durable ne sera pas la même, les enjeux seront différents, les solutions mises en uvre, très spécifiques. Il faut donc éviter les labels, mais construire SA ville durable en fonction de SON contexte. Passer de l'éco quartier à la ville durable, doit se faire par une évaluation de ces expérimentations pour voir comment étendre les solutions à l'échelle d'une ville. L'ouvrage du Comité 21 redonne les enjeux d'un nouveau modèle urbain. L'urbanisation n'est pas un phénomène récent, mais elle présente aujourd'hui une ampleur inégalée : foncier explosif, paysages sacrifiés, voiture nécessaire et omniprésente, exclusion sociale des centres urbains. Pour contrer tous ces effets négatifs, l'ouvrage tente d'apporter des réponses concrètes et des pistes de réflexion. Il faut repenser la ville dans son ensemble sans se focaliser sur une seule activité. Les élus doivent donc s'appuyer sur une stratégie globale qui concerne à la fois l'aménagement urbain et l'ensemble des politiques de la collectivité : l'éducation, la formation, l'emploi ou la solidarité. Tous les acteurs de la ville doivent être mobilisés pour mettre en uvre cette stratégie : élus, architectes, urbanistes, sociologues, services publics, associations, ou encore spécialistes de l'énergie et évidemment les habitants eux-mêmes. Et comme il faut aussi s'inspirer de l'existant pour essaimer ailleurs, l'ouvrage du Comité 21 détaillent quelques expérimentations parmi les plus innovantes. Initiative, par exemple d'un éclairage public modulé en fonction des lieux de la ville ou de l'heure de la journée, comme cela se fait à Oslo. Multiplicité de l'offre des transports collectifs, comme à Nantes, ou encore les jardins partagés, qui se développent largement et qui sont des lieux d'échange autour de la biodiversité. Initiatives encore autour de la participation des habitants, comme à Porto Allegre, au Brésil ou à Echirolles, en Isère ; mixité sociale comme à Barcelone ; intégration de la nature dans la ville comme à Londres ou à Nantes ; maitrise de la consommation én...

3 min2018 OCT 9
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De l’éco quartier à la ville durable : Un nouveau modèle urbain (rediffusion)

La Route du Rhum 2018 : la préparation, c’est déjà la course ! -Episode 2

http://www.naturoprod.com/mp3/chronique-2018-06-18-09-00-00-daniel--Route-du-Rhum-2018-la-preparation-c-est-deja-la-course.mp3 Eric JAIL , skipper amateur sur la route du Rhum en Catégorie Rhum Mono a décidé de porter les couleurs de l’association LONGITUDE 181, en 2018, son bateau s’appelant « La voix de l’Océan». Apres nous avoir précédemment parlé de son parcours, sa course en 2014, ses motivations, le partage d’ émotions de son engagement et de la course à venir , il détaille les préparations en cours et à venir et nous livre par une anecdote sa différence essentielle: l’écoute de son environnement . A découvrir et suivre dans cette chronique… http://www.longitude181.org

6 min2018 OCT 8
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La Route du Rhum 2018 : la préparation, c’est déjà la course ! -Episode 2

«Dieu ne tue personne en Haïti» de Mischa Berlinski (Albin Michel)

http://www.naturoprod.com/mp3/chronique-2018-10-07-09-00-00-pierre-Haiti.mp3 «Littérature sans Frontières» est une chronique de Pierre Guelff. Mischa Berlinski, auteur du roman Dieu ne tue personne en Haïti (Albin Michel), débute son ouvrage par une parabole créole qui, a elle seule, peut résumer la trame de son récit: «Tout faire pour s’en sortir n’est pas un péché». Au fil des chapitres de cette histoire d’un ancien shérif de Floride qui se retrouve en Haïti après avoir accepté un poste aux Nations unies, voici quelques phrases qui l’illustrent davantage: «Quand on travaille dans le domaine pénal, on est convaincu que tous les hommes naissent pécheurs.» «Notre chef d’administration était un Trinidadien, dont les barbecues dominicaux reflétaient sa vision de l’ONU en tant que fraternité humaine. Asiatiques, Africains et Occidentaux pour partager des morceaux de poulet à la jamaïcaine.» «Sur mille personnes, l’une d’elles fera forcément quelque chose que les autres ne feront pas.» «Comme nous le rappelle le philosophe, la seule chose absolument bonne en ce monde, est une bonne volonté. Alors pourquoi les Américains oppriment-ils autant?» «Le monde des riches est intime, soupçonneux, consanguin.» «C’est la loi de la nature: s’il veut garder son os, un chien doit montrer les dents.» Et, dans le fond, pourquoi le titre Dieu ne tue personne en Haïti? Parce que, explique l’auteur, c’est un proverbe créole qui, métaphoriquement, signifie que personne n’y meurt de mort naturelle et que le monde s’éclaire alors d’une sorte d’affreuse logique meurtrière ! Celle de la précarité, de la violence, des gosses qui crèvent de faim… sous l’œil amorphe ou désintéressé des nantis.

2 min2018 OCT 7
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«Dieu ne tue personne en Haïti» de Mischa Berlinski (Albin Michel)

Brésil : Justice pour le peuple Krenak

https://youtu.be/lK0ZjsGSDqo C’est l’histoire d’un drame. Celui du peuple Krenak. Il y a trois ans, le Brésil connaissait sa plus grande catastrophe environnementale. Un barrage de déchets miniers cédait. Cela s’est passé à Mariana, au sud-est du pays, à un peu plus de 400 km au nord de Rio de Janeiro. Bilan : 19 morts, plusieurs dizaines de villages touchés, quatre millions de personnes affectés au total. Trois ans après la rupture, les plaies ouvertes par les boues toxiques sont toujours à vif pour le peuple Krenak, au mode de vie et à la culture profondément connectés au fleuve. Aujourd’hui, la Fondation France Libertés lance une grande campagne de sensibilisation sur la question du peuple Krenak. * Avec Camille Dechambre, chargée de communication à la Fondation France Libertés Revenons sur cette journée du 5 novembre 2015. Qu’est-ce qui s’est passé il y a trois ans? «Il y a trois ans, le 5 novembre 2015, à 15h30, le barrage de déchets miniers de Mariana s’est rompu. Ce bassin de rétention de déchets miniers extrêmement toxiques s’est déversé dans la vallée du fleuve du Rio Doce. Des millions de mètres cubes de boues toxiques se sont déversées dans la vallée, détruisant tout sur leur passage et tuant le fleuve du Rio Doce. Les boues se sont écoulées au milieu de la vallée en détruisant des dizaines de villages, en tuant 19 personnes. Ce sont près de quatre millions de personnes qui ont été affectées par ce drame criminel. La coulée de boues toxiques a fini par se déverser dans l’océan atlantique le 21 novembre, créant une véritable zone sacrifiée dans toute la région du Rio Doce.» Quelles ont été les conséquences pour les peuples riverains de la mines, et du fleuve ? «Il y a énormément de personnes qui vivent sur les berges de ce fleuve. Il y a eu des conséquences humaines et environnementales. Il y a une pollution gigantesque qui a brisé tous les équilibres naturels et les écosystèmes de tout le bassin du fleuve. Les peuples riverains parlent d’ailleurs de la mort du Rio Doce. Aujourd’hui il n’y a plus aucune culture, plus aucune pêche possible. Tous les millions de poissons vivant dans le fleuve sont morts asphyxiés, la végétation du fleuve a entièrement succombé. Tout ce qui poussait sur les rives est aujourd’hui mort ou contaminé par des métaux lourds et impossibles à exploiter.» La ressource en eau a également été touchée, affectant notamment le peuple Krenak. «Le fleuve du Rio Doce est mort, et par là, toute la ressource en eau de la région a été touchée, affectant directement le droit à l’eau des populations vivant à côté du fleuve et vivant du fleuve. A coté du fleuve vit notamment le peuple autochtone Krenak, dont toute la culture est intimement liée à l’eau du fleuve. Non seulement c’est leur source de subsistance pour la pêche, ou l’artisanat, mais ils ont aussi une relation spirituelle très forte au fleuve. Ils en parle comme d’un parent. Donc c’est la mort de leur parent. Et toute leur culture qui tourne autour du fleuve est aujourd’hui morte.» https://www.youtube.com/watch?v=ebg6M6y6vCc A l’époque, Samarco, le propriétaire de la mine de fer, parle d’accident. Vous parlez plutôt de crime. Quelle est vraiment sa responsabilité? «Samarco, c’est un consortium de deux multinationales, le géant minier brésilien Vale et une compagnie anglo-australienne BHP Billiton. C’est une multinationale qui est spécialisée dans la production de minerais de fer. Il y a différentes mines de fer dans la même région. L’entreprise ainsi eu l’Etat brésilien, qui donne des autorisations d’exploitation des mines aux entreprises, sont responsables de ce crime.

6 min2018 OCT 2
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Brésil : Justice pour le peuple Krenak

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L’Océan a des droits ! – Episode 5- Quel tribunal pour les Ecocides?

http://www.naturoprod.com/mp3/chronique-2018-10-22-09-00-00-daniel-L-Ocean-a-des-droits--Episode-5-Quel-tribunal-pour-les-Ecocides.mp3 La portée du droit international est limitée : entre cour pénale internationale aux mains liées, et des accords internationaux non ratifiés, l'environnment , et en particulier les océans , sont les grand oubliés de notre monde libéral mondial qui n’a pu enrayer les processus qui nous ont conduits à la catastrophe écologique globale que nous connaissons, et aux écocides en tout genre qui menacent notre environnment , c'est à dire nous ! Des solutions peuvent se dessiner . A découvrir dans cette chronique.

7 min2018 OCT 22
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L’Océan a des droits ! – Episode 5- Quel tribunal pour les Ecocides?

Le Choix de Claire» de Sylvie Anne (Presses de la Cité)

http://www.naturoprod.com/mp3/chronique-2018-10-21-09-00-00-pierre-Claire.mp3 «Littérature sans Frontières» est une chronique de Pierre Guelff. En débutant la lecture du Choix de Claire de Sylvie Anne (Presses de la Cité), je n’avais pas oublié son formidable récit de L’Étranger de Saint-Cernin et, si comparaison n’est pas raison, j’ai à nouveau été très agréablement surpris de lire son nouveau roman en y retrouvant ce style tant apprécié des amateurs de sagas et d’histoires de terroir. Claire, dessinatrice de mode dans l’âme, habite Paris et s’ennuie. Son mari, Pierre, arriviste patenté ne veut pas d’enfant car, serine-t-il, il n’aurait pas le temps de s’en occuper et n’a pas envie de gâcher sa carrière à la banque. Pour lui, Claire n’a aucune raison de déprimer, puisqu’elle a tout le confort possible dans leur maison. «Les rouages de la vie grippaient comme une mécanique qui défaille», explique l’auteure. Alors, elle fait sa valise et retourne auprès de sa mère, veuve, à Brives. L’accueil n’est guère enthousiaste, elle apprécie son gendre, mais, soudain Claire est prise de malaises, de faiblesse et d’étourdissements. Le docteur de famille est catégorique: «Vous n’êtes pas malade, vous êtes enceinte !» Enceinte de Pierre, le ciel tombe sur la tête de la jeune parisienne, et les rumeurs, ragots… se déclenchent. Elle quitte sa mère et se rend chez sa tante à Queyssac-les-Vignes trouver refuge, trouve sur sa route Antoine, une jeune et sympathique artisan et Lilas naît. À Paris, Pierre perd son emploi, déprime, est plaqué par une jeune femme qu’il a séduite et qui découvre que son amant n’a pas divorcé… Au risque de dévoiler la suite de ces événements qui, au fil des pages, vont en s’amplifiant et font du lecteur un spectateur privilégié d’un dénouement assez exceptionnel, je vous livre l’ultime phrase de ce roman magnifique: «Si le chemin pour conquérir sa liberté de femme et de mère avait été douloureux, il aboutissait aujourd’hui à la plus encourageante des promesses.» À vous de la découvrir!

2 min2018 OCT 21
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Le Choix de Claire» de Sylvie Anne (Presses de la Cité)

Des cosmétiques pour la défense des peuples autochtones

https://youtu.be/7d1-kzKe-6Q Défendre les droits humains et les biens communs du vivant, c’est l’engagement de la Fondation France Libertés depuis sa création en 1986. Et depuis quelques années, la Fondation a lancé une gamme de produits solidaires destinés à permettre le financement de ses actions. Des jeux, des bijoux, des vêtements, des sacs, font, entre autres, partie des produits disponibles. Aujourd’hui, une gamme de cosmétiques vient compléter l’offre pour mettre en avant la défense des peuples autochtones. Avec Léna Bauer, responsable de la communication à France Libertés On peut se dire que la vente de produits en ligne par une association de votre type peut paraître étonnant. Quelle est l’idée? «La boutique en ligne de la Fondation, c’est avant tout une boutique solidaire. Tous les bénéfices qui sont issus des ventes reviennent aux actions de la Fondation pour défendre les droits humains et les biens communs. Aujourd’hui, on a une cinquantaine de produits sur notre boutique en ligne. Ce sont uniquement des produits qui correspondent à nos valeurs. On peut y trouver des jeux qu’on a développé pour sensibiliser aux peuples autochtones, il y a des gourdes pour éviter de consommer des bouteilles d’eau en plastique, il y a de nombreux livres sur nos thématiques». Est-ce une manière de toucher plus de gens, de sensibiliser un autre public à vos actions? «Oui. La plupart des produits qui sont sur notre boutique en ligne sont des outils de sensibilisation, sont des outils de découverte des autres. On touche effectivement un autre public grâce à cette boutique, puisque ce sont des personnes qui ne sont pas forcément sensibilisés, engagés, militants, qui vont sur notre site internet pour trouver des produits de qualité, des produits qui leur servent dans la vie de tous les jours mais qui respectent leurs valeurs.» Vous lancez une gamme de cosmétiques. Quelles sont leurs particularités? «C’est une collaboration entre la marque de cosmétiques Aïny et la Fondation France Libertés. On a en vente une dizaine de produits cosmétiques, des gommages, des crèmes, des sérums. Dans tous ces produits, on retrouve des plantes d’Amérique du Sud, et plus particulièrement des Andes et d’Amazonie, qui sont utilisés dans des rituels ancestraux de protection et de guérison.» Vous travaillez avec la société Aïny, qui développe et commercialise ses produits. Quels sont ses engagements? «Aïny est engagée dans une logique de commerce équitable. Elle achète ses plantes aux producteurs à des prix justes. Elle est également engagée pour la nature, puisque ses produits sont biologiques. Ils sont certifiés Ecocert, ils ont une labellisation Cosmébio. Et ils respectent les animaux, puisque ni les ingrédients, ni les produits ne sont testés sur les animaux.» Avec quelles populations l’entreprise a-t-elle noué des partenariats? «Cela dépend des plantes. Pour le Sacha Inchi, l’entreprise a noué des partenariats avec les Ashaninkas et les Yaneshas, qui sont des producteurs de Sacha Inchi en Amazonie péruvienne. Le Sacha Inchi, est une plante qui était déjà connue des Incas et qui est utilisée encore aujourd’hui au Pérou comme un onguent anti vieillissement. Pour d’autres plantes, Aïny a noué des partenariats avec d’autres peuples, par exemple le peuple Quecha, qui habite dans la Vallée Sacré autour de Cuzco au Pérou,

5 min2018 OCT 16
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Des cosmétiques pour la défense des peuples autochtones

L’ACTU: Triomphe électoral des Verts en Belgique!

http://www.naturoprod.com/mp3/chronique-2018-10-20-09-00-00-pierre-Ecolo.mp3 Unanimité de tous les partis en lice et des observateurs politiques : le parti écologique belge (créé en 1980, puis scindé en «Écolo» francophone et «Groen» («Vert») néerlandophone, militant souvent sous une même étiquette), a fait un triomphe aux élections communales (municipales) dans maintes régions de Belgique (dimanche 14 octobre 2018). Les titres et commentaires de la presse écrite et des médias radiotélévisés sont explicites à ce sujet, tel celui du quotidien généraliste «Le Soir» avec «Une vague verte sur Bruxelles» (photos ci-contre), ce que confirme le journal économique «L’Écho» avec «Vague verte». Le site d’Écolo, quant à lui, ne va pas les contredire et clame «Ils l’ont fait! Merci à tous nos candidat.e.s d’avoir provoqué cette vague verte! » Plusieurs communes seront même dirigées par des Verts et de nombreuses autres verront les écologistes entrer en force dans les majorités. Aussitôt les résultats connus, des commentaires ont fusé face à cette indiscutable victoire électorale des écologistes et, bien entendu, un argument tendancieux ou fallacieuxparmi eux afin d’amoindrir ce succès : «Il s’agit d’un vote de rejet des partis traditionnels plus que de conviction». Cet argument n’est donc pas crédible, comme le prouve notre reportage à Woluwe-Saint-Pierre, plus de 40 000 habitants «commune résidentielle parmi les plus huppées de la capitale et de la Belgique»[1] où les écologistes passent de 10 à 20% des voix! Il y a donc bien une réelle prise de conscience de nombreux citoyens sur l’urgence climatique et la protection de notre planète et il reste aux politiciens «verts» à ne pas les décevoir ! [1] Wikipedia, 2018.

2 min2018 OCT 16
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L’ACTU: Triomphe électoral des Verts en Belgique!

Route du Rhum 2018: une course sous le partage d’émotions ! – Episode 3

http://www.naturoprod.com/mp3/chronique-2018-06-25-09-00-00-daniel-La-Route-du-Rhum-une-course-sous-le-partage-d-emotions.mp3 Eric JAIL, skipper amateur sur la route du Rhum en Catégorie Rhum Mono a décidé de porter les couleurs de l’association LONGITUDE 181, en 2018, son bateau s’appelant « La voix de l’Océan». Apres nous avoir précédemment parlé de son parcours, sa course en 2014, et ses motivations, il nous explique comment il aborde sous le angle des émotions toutes les facettes de son engagement et de la course à venir . A découvrir et suivre dans cette chronique http://www.longitude181.org

6 min2018 OCT 15
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Route du Rhum 2018: une course sous le partage d’émotions ! – Episode 3

Histoire sacrée du monde(5/6): L’influence des étoiles sur l’être humain.

Avant-dernière chronique consacrée à l’imposant essai L’Histoire sacrée du monde de Jonathan Black (J’ai Lu) avec Paracelse qui voyait, au début du XVIe siècle, la manière dont les étoiles agissaient sur les êtres humains en exerçant une influence à distance à l’intérieur du corps humain. Mars a, par exemple, un lien avec le sang et le soleil avec le cœur, selon lui. À l’heure actuelle, plus personne ne met en cause l’influence de la pleine lune sur l’augmentation des naissances, autant humaines qu’animales. Et puis, selon ce médecin, philosophe et théologien laïque, «certaines personnes naissent avec une conscience visionnaire. D’autres peuvent y être initiées par les cérémonies des sociétés secrètes. Les techniques pour induire des états de conscience supérieurs et entrer en contact avec les intelligences supérieures comptent parmi les secrets les mieux gardés.» L’influence posthume de Paracelse sur la civilisation fut immense. Il aurait été déterminant pour la médecine, traditionnelle comme alternative, pour le développement de la méthode scientifique. On lui attribue la découverte des principes à l’origine de l’homéopathie et de l’importance de l’hygiène en médecine. Il serait le père de la toxicologie et de la médecine expérimentale L’intérêt qu’il portait aux composants chimiques des remèdes le conduisit à identifier et à nommer le zinc. La plupart des remèdes populaires répertoriés par cet homme itinérant qui mourut seul, ayant atteint son objectif de ne jamais devenir riche, servent de base aux médicaments industrialisés d’aujourd’hui. Et, comme l’explique l’ouvrage au fil des chapitres et, donc, des siècles, nous avons assisté à un changement de conscience, comme l’humanité passait d’une forme de conscience basée sur les idées à une autre basée sur les objets, mais, au XVIIIe siècle, la science et la philosophie fournirent des résultats escomptés: ils développèrent un ensemble de critères efficaces pour décrire le fonctionnement du monde, soit un virage majeur.

2 min2018 OCT 14
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Histoire sacrée du monde(5/6): L’influence des étoiles sur l’être humain.

De l’éco quartier à la ville durable : Un nouveau modèle urbain (rediffusion)

https://youtu.be/FIxGV6YLqsw Cela fait de nombreuses années que les éco quartiers et autres cités durables fleurissent un peu partout en France et dans le monde. Les initiatives se multiplient, parfois un peu dans leur coin, sans toujours se nourrir les unes les autres. Les différentes villes qui se sont lancées dans le développement durable ont mis en place beaucoup de solutions, mais elles restent souvent à l'intérieur des quartiers. Elles relèvent, pourtant, la plupart du temps d'initiatives qui vont dans le bon sens. La question aujourd'hui est : comment passer d'un quartier durable exemplaire à une généralisation pour l'ensemble de la ville ? C'est l'objet d'un ouvrage intitulé "Du quartier à la ville durable, vers un nouveau modèle urbain ?" Edité par le Comité 21, cet ouvrage de 164 pages dresse un panorama d'une centaine d'expériences concrètes, innovantes et transférables, menées dans les collectivités françaises et étrangères. Pour Antoine Charlot, le responsable du programme Territoires durables du Comité 21, et auteur de cet ouvrage, "la ville durable ne peut se résumer à un cortège de maisons passives ou à la construction d'un éco-quartier. Elle doit représenter un changement radical du modèle urbain, qui doit dépasser les seules mesures environnementales !" Beaucoup d'exemples dans cet ouvrage, mais surtout pas de modélisation applicable à toutes les villes. Chaque territoire, chaque commune, doit se construire en fonction de son contexte historique, politique, géographique, et en fonction de sa démographie. De Lille à Marseille, à un village isolé du Cantal, ou du Sénégal au Brésil, la ville durable ne sera pas la même, les enjeux seront différents, les solutions mises en uvre, très spécifiques. Il faut donc éviter les labels, mais construire SA ville durable en fonction de SON contexte. Passer de l'éco quartier à la ville durable, doit se faire par une évaluation de ces expérimentations pour voir comment étendre les solutions à l'échelle d'une ville. L'ouvrage du Comité 21 redonne les enjeux d'un nouveau modèle urbain. L'urbanisation n'est pas un phénomène récent, mais elle présente aujourd'hui une ampleur inégalée : foncier explosif, paysages sacrifiés, voiture nécessaire et omniprésente, exclusion sociale des centres urbains. Pour contrer tous ces effets négatifs, l'ouvrage tente d'apporter des réponses concrètes et des pistes de réflexion. Il faut repenser la ville dans son ensemble sans se focaliser sur une seule activité. Les élus doivent donc s'appuyer sur une stratégie globale qui concerne à la fois l'aménagement urbain et l'ensemble des politiques de la collectivité : l'éducation, la formation, l'emploi ou la solidarité. Tous les acteurs de la ville doivent être mobilisés pour mettre en uvre cette stratégie : élus, architectes, urbanistes, sociologues, services publics, associations, ou encore spécialistes de l'énergie et évidemment les habitants eux-mêmes. Et comme il faut aussi s'inspirer de l'existant pour essaimer ailleurs, l'ouvrage du Comité 21 détaillent quelques expérimentations parmi les plus innovantes. Initiative, par exemple d'un éclairage public modulé en fonction des lieux de la ville ou de l'heure de la journée, comme cela se fait à Oslo. Multiplicité de l'offre des transports collectifs, comme à Nantes, ou encore les jardins partagés, qui se développent largement et qui sont des lieux d'échange autour de la biodiversité. Initiatives encore autour de la participation des habitants, comme à Porto Allegre, au Brésil ou à Echirolles, en Isère ; mixité sociale comme à Barcelone ; intégration de la nature dans la ville comme à Londres ou à Nantes ; maitrise de la consommation én...

3 min2018 OCT 9
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De l’éco quartier à la ville durable : Un nouveau modèle urbain (rediffusion)

La Route du Rhum 2018 : la préparation, c’est déjà la course ! -Episode 2

http://www.naturoprod.com/mp3/chronique-2018-06-18-09-00-00-daniel--Route-du-Rhum-2018-la-preparation-c-est-deja-la-course.mp3 Eric JAIL , skipper amateur sur la route du Rhum en Catégorie Rhum Mono a décidé de porter les couleurs de l’association LONGITUDE 181, en 2018, son bateau s’appelant « La voix de l’Océan». Apres nous avoir précédemment parlé de son parcours, sa course en 2014, ses motivations, le partage d’ émotions de son engagement et de la course à venir , il détaille les préparations en cours et à venir et nous livre par une anecdote sa différence essentielle: l’écoute de son environnement . A découvrir et suivre dans cette chronique… http://www.longitude181.org

6 min2018 OCT 8
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La Route du Rhum 2018 : la préparation, c’est déjà la course ! -Episode 2

«Dieu ne tue personne en Haïti» de Mischa Berlinski (Albin Michel)

http://www.naturoprod.com/mp3/chronique-2018-10-07-09-00-00-pierre-Haiti.mp3 «Littérature sans Frontières» est une chronique de Pierre Guelff. Mischa Berlinski, auteur du roman Dieu ne tue personne en Haïti (Albin Michel), débute son ouvrage par une parabole créole qui, a elle seule, peut résumer la trame de son récit: «Tout faire pour s’en sortir n’est pas un péché». Au fil des chapitres de cette histoire d’un ancien shérif de Floride qui se retrouve en Haïti après avoir accepté un poste aux Nations unies, voici quelques phrases qui l’illustrent davantage: «Quand on travaille dans le domaine pénal, on est convaincu que tous les hommes naissent pécheurs.» «Notre chef d’administration était un Trinidadien, dont les barbecues dominicaux reflétaient sa vision de l’ONU en tant que fraternité humaine. Asiatiques, Africains et Occidentaux pour partager des morceaux de poulet à la jamaïcaine.» «Sur mille personnes, l’une d’elles fera forcément quelque chose que les autres ne feront pas.» «Comme nous le rappelle le philosophe, la seule chose absolument bonne en ce monde, est une bonne volonté. Alors pourquoi les Américains oppriment-ils autant?» «Le monde des riches est intime, soupçonneux, consanguin.» «C’est la loi de la nature: s’il veut garder son os, un chien doit montrer les dents.» Et, dans le fond, pourquoi le titre Dieu ne tue personne en Haïti? Parce que, explique l’auteur, c’est un proverbe créole qui, métaphoriquement, signifie que personne n’y meurt de mort naturelle et que le monde s’éclaire alors d’une sorte d’affreuse logique meurtrière ! Celle de la précarité, de la violence, des gosses qui crèvent de faim… sous l’œil amorphe ou désintéressé des nantis.

2 min2018 OCT 7
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«Dieu ne tue personne en Haïti» de Mischa Berlinski (Albin Michel)

Brésil : Justice pour le peuple Krenak

https://youtu.be/lK0ZjsGSDqo C’est l’histoire d’un drame. Celui du peuple Krenak. Il y a trois ans, le Brésil connaissait sa plus grande catastrophe environnementale. Un barrage de déchets miniers cédait. Cela s’est passé à Mariana, au sud-est du pays, à un peu plus de 400 km au nord de Rio de Janeiro. Bilan : 19 morts, plusieurs dizaines de villages touchés, quatre millions de personnes affectés au total. Trois ans après la rupture, les plaies ouvertes par les boues toxiques sont toujours à vif pour le peuple Krenak, au mode de vie et à la culture profondément connectés au fleuve. Aujourd’hui, la Fondation France Libertés lance une grande campagne de sensibilisation sur la question du peuple Krenak. * Avec Camille Dechambre, chargée de communication à la Fondation France Libertés Revenons sur cette journée du 5 novembre 2015. Qu’est-ce qui s’est passé il y a trois ans? «Il y a trois ans, le 5 novembre 2015, à 15h30, le barrage de déchets miniers de Mariana s’est rompu. Ce bassin de rétention de déchets miniers extrêmement toxiques s’est déversé dans la vallée du fleuve du Rio Doce. Des millions de mètres cubes de boues toxiques se sont déversées dans la vallée, détruisant tout sur leur passage et tuant le fleuve du Rio Doce. Les boues se sont écoulées au milieu de la vallée en détruisant des dizaines de villages, en tuant 19 personnes. Ce sont près de quatre millions de personnes qui ont été affectées par ce drame criminel. La coulée de boues toxiques a fini par se déverser dans l’océan atlantique le 21 novembre, créant une véritable zone sacrifiée dans toute la région du Rio Doce.» Quelles ont été les conséquences pour les peuples riverains de la mines, et du fleuve ? «Il y a énormément de personnes qui vivent sur les berges de ce fleuve. Il y a eu des conséquences humaines et environnementales. Il y a une pollution gigantesque qui a brisé tous les équilibres naturels et les écosystèmes de tout le bassin du fleuve. Les peuples riverains parlent d’ailleurs de la mort du Rio Doce. Aujourd’hui il n’y a plus aucune culture, plus aucune pêche possible. Tous les millions de poissons vivant dans le fleuve sont morts asphyxiés, la végétation du fleuve a entièrement succombé. Tout ce qui poussait sur les rives est aujourd’hui mort ou contaminé par des métaux lourds et impossibles à exploiter.» La ressource en eau a également été touchée, affectant notamment le peuple Krenak. «Le fleuve du Rio Doce est mort, et par là, toute la ressource en eau de la région a été touchée, affectant directement le droit à l’eau des populations vivant à côté du fleuve et vivant du fleuve. A coté du fleuve vit notamment le peuple autochtone Krenak, dont toute la culture est intimement liée à l’eau du fleuve. Non seulement c’est leur source de subsistance pour la pêche, ou l’artisanat, mais ils ont aussi une relation spirituelle très forte au fleuve. Ils en parle comme d’un parent. Donc c’est la mort de leur parent. Et toute leur culture qui tourne autour du fleuve est aujourd’hui morte.» https://www.youtube.com/watch?v=ebg6M6y6vCc A l’époque, Samarco, le propriétaire de la mine de fer, parle d’accident. Vous parlez plutôt de crime. Quelle est vraiment sa responsabilité? «Samarco, c’est un consortium de deux multinationales, le géant minier brésilien Vale et une compagnie anglo-australienne BHP Billiton. C’est une multinationale qui est spécialisée dans la production de minerais de fer. Il y a différentes mines de fer dans la même région. L’entreprise ainsi eu l’Etat brésilien, qui donne des autorisations d’exploitation des mines aux entreprises, sont responsables de ce crime.

6 min2018 OCT 2
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Brésil : Justice pour le peuple Krenak
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